Application de l'Homme de Bronze 3

 

L’enfant intérieur RAM

 

 

La deuxième application de l'homme de bronze trois est une perception très précise de l'enfant intérieur.

 

La base est toujours la même : l'homme de bronze trois est constitué avec sa bulle. On appelle l'enfant intérieur. Il a une relation directe avec toi parce que c'est son destin, son obligation.

Tu l’appelles et tu peux le percevoir devant ou un peu au-dessus de toi. Il y a un moyen très simple pour entrer en communication avec lui. Fais un « S » à l'intérieur du corps, partant du bas pour aller vers le haut. En partant du périnée, c'est un mouvement qui va vers la gauche, revient en partie centrale vers la droite et remonte tranquillement dans la tête. Une ondulation, un « S » vers le ciel. Aide-toi de tes yeux dans tes orbites qui font le même mouvement. L’enfant intérieur est devant toi.

Il te permet de communiquer avec les forces de la création. C'est un messager. Tu peux lui demander beaucoup, l'interroger, lui poser des questions sur ta vie, sur tes décisions.

Avec l'homme de bronze quatre on verra comment utiliser l'enfant intérieur pour faire venir des forces essentielles du ciel nourrir ton système énergétique. Avec l'homme de bronze trois, c'est la mise en place de décodeurs car l'enfant intérieur est un outil te permettant de décoder ta relation avec le monde.

Il n’est pas lié au ciel mais à toi, c'est-à-dire à la terre. Sa création est très particulière. Ce n'est pas le ciel qui l’a créé mais c'est toi lorsque tu percevais que tu t'éloignais du ciel. Tu voulais ta « liberté » mais tu as eu peur de ne pas retrouver la route du ciel à force d'être attiré loin dans ce monde de fabrication personnelle, dans ton monde de sensation, d'attirance et de jouissance. C'est une création de ton système énergétique pour garder une partie de toi en relation intime avec ta maison, ce ciel. Alors fais très attention à ton enfant intérieur car c'est une partie de toi. Porte-lui beaucoup d'attention car il disparaîtra. Il aura cessé d'exister lorsque tu auras retrouvé ta communication directe avec le ciel. Il n'y aura, alors, plus besoin de ce messager, de ce fil, de ce conducteur. Tu n'auras plus besoin de radio ni de radar car tu verras le phare de la terre ferme devant toi et tu navigueras à vue. Alors, sois intime et profondément sympathique avec lui car c'est, d'une part une partie de toi et d'autre part, un être éphémère, qui cessera d'exister lorsque que tu auras remis les pieds sur la terre ferme de cette douceur, de cette dignité, de cette noblesse.

 

C'est un moyen qui disparaît lorsque l’indispensabilité n'est plus là. C'est une règle cosmique générale. C'est exactement le même processus de création, comme de destruction qui s'installe pour toutes les forces de l'univers lorsque leur indispensabilité n'est plus là. Elles se trouvent re-diluées en particules élémentaires. C'est un choc, pour ton cerveau reptilien, de savoir que ce trésor qu’est l'enfant intérieur va disparaître. Ça va te poser une grosse interrogation sur le côté éphémère de tes possibilités, de tes dons et perceptions. Mais aussi sur ta destruction énergétique si ton indispensabilité n’est plus là ! Ta vie sur terre ne tient qu’à cette indispensabilité ! Tu vas comprendre le côté éphémère de ta vie, le côté éphémère des événements et l'indispensabilité à y porter énormément d'attention sachant, en définitive, que chaque respiration ne se refait pas. Lorsque l'on a cette perception physique, très nette, on porte attention à chacune de ses respirations avec l'intention très puissante et définitive que chaque respiration soit noble.

 

 

 

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La Présence

 

Commence véritablement l'aventure humaine lorsque cette présence naît. En fait, elle ne naît pas puisqu'elle était déjà à l'intérieur de la mémoire de toutes les cellules de ton corps. C'est tout simplement que cette force, avec sa lucidité et son regard double est enfin libérée de tes cellules.

 

La libération se fait par l'attention extraordinaire que tu portes aux mouvements de ta vie. C’est elle qui va mettre en mouvement cette présence. C’est un mécanisme inscrit dans tes cellules.

Lorsque l'on peut libérer cette présence, il y a la création d'une chimie interne, d'un état d'être, qui est ce double regard. Tu décodes l'information autrement. C'est très physique. Tu perçois qu'il y a une intelligence qui comprend tout ce qui se passe, sans être dedans, et pourtant, c'est dans ton corps et ça fait vibrer toutes tes fibres.

 

Ce double regard permet de dire « Stop » par la compréhension totale de ce qui est en train de se passer.

 

Cette présence va être ta compagne de toujours car elle est une manifestation directe de l'intelligence même de la création qui est à l'intérieur de chacune des cellules de ton corps.

C’est cette présence qui aura, seule, la capacité de te faire voir le dérèglement émotionnel, qui t’attire. Elle te permettra de voir et comprendre si ton mouvement, ton rayonnement, ton action dans un espace, une situation, un environnement est créateur de tonicité, de bonté ou au contraire entièrement destructeur, déchirant, blessant. Avec elle tu peux aller au bout de la Terre, de l'univers. Elle devient ta compagne la plus intime.

 

Lorsque l'on a une telle compagne, on ne reste pas passif. On est actif. On entretient la relation. On entretient l'attention.

C'est une grande méconnaissance des rapports dans les couples. Ils ne comprennent pas que c'est une question de régularité et d'assiduité dans l’attention, de permanence de l'attention. Ce n'est pas, seulement, de temps en temps. Le véritable rapport, le véritable accouplement avec ce qui est primordial, décisif, important, est une attention constante. Loin ou proche, c'est toujours une attention. C'est toujours : « Mais qu'est-ce que je pourrais faire pour lui, pour elle ? De quoi a-t-il besoin ? » Et surtout c'est : « Mais qu'est-ce qui me sépare de lui, d'elle ? »

« Qu'est-ce qui me sépare ? » est beaucoup plus important que : « Qu'est-ce qui nous réunit ? ». Si tu portes attention à : « Qu'est-ce qui nous réunit ? » tu vas finir, sans t’en rendre compte, à créer quelque chose de très formelle, de très fixe, de très théorique, de très certain. Tu auras perdu la mobilité, tu auras perdu la danse légère. Tu rentreras dans des règles sans t'en rendre compte, des règles que tu fabriqueras toi-même. Donc elles seront encore pires que les règles, qui te seront imposées par les autres puisque pour celles-ci, tu diras : « Ah ! Mais je suis certain que c'est comme ça ! ». Non ! Tu n'es jamais certain que c'est comme ça. Mais ce dont tu peux être certain c'est de ce qui sépare. Comprends-tu ?

La seule certitude n'est pas une continuité dans la certitude, mais une continuité dans l'incertitude. Et si tu portes réellement attention chaque fois qu'il y a un écart alors, naturellement, s'installe ce qui réunit. Sans même que tu l'aies décidé.