Application 2 de l’homme de bronze quatre

 

 

Déplacement vers l’autre

 

 

La deuxième application de l'homme de bronze quatre est le déplacement de son propre corps énergétique vers une personne.

La procédure est la même que pour l'application un : le déplacement dans l'espace. D’abord, il y a la constitution totale de l'homme de bronze quatre : la bulle complète avec le décollement de cette bulle au périnée et à la fontanelle. L'enrichissement de cette énorme sphère autour de soi n'est plus à décrire. L'homme de bronze quatre est maintenant une intimité. Aussi l'intention de vouloir rencontrer, communiquer avec une autre personne suffit. Ce peut être quelqu'un avec qui tu as des difficultés de relations ou quelqu'un avec qui tu as une extrême amitié ou un amour colossal. C'est une manière d'aller se voir autrement. Il suffit de le vouloir.

 

Tu entres chez la personne. Sa maison, sa chambre… Quand tu entres dans une maison, tu ne bouscules pas, tu attends. La personne a perçu ta présence, tu peux le remarquer à une attention dans son corps. Tu t'approches jusqu'à ce que les deux bulles énergétiques soient presque à se toucher.

 

Il y a une énorme pudeur à s'introduire dans l'intimité de l'autre. Mais il faut aller au-delà parce que ce n'est pas du voyeurisme. C'est la découverte d'un autre moyen de communiquer. Donc, il faut savoir se lancer.

Tu lui demandes la permission d’entrer. C'est une très bonne introduction. Tu comprends tout de suite si la personne est d'accord ou si elle est dans le refus. Si c'est le cas, il n'est pas question de violer son espace, alors tu t'en vas. Si elle accepte, tu rentres dans son intimité ; tu vas mieux la découvrir et pas seulement au niveau des apparences. Tout ce qu'elle n'a pas dit ou ce qu’elle n'ose pas dire, tout ce qu'elle n'ose pas montrer d’elle par peur, pudeur ou par incertitude, tu vas le découvrir, le percevoir, car elle accepte de te le montrer !

Je te laisse découvrir cette délicatesse de pénétrer dans le corps énergétique de l'autre et percevoir son coeur profond, son âme.

 

Il y a la perception de ce qui va et, aussi, de ce qui ne va pas. Tu as les moyens de l'aider. Elle ne sait pas très bien quoi faire avec elle-même.

Regarde sa structure maîtresse et ses roues : c'est très clair. Tu vois les roues qui tournent bien, celles qui grippent. Celle du cœur : la générosité, celle de la gorge : la communication, celle de la tête : la lucidité d'esprit et du corps, ou si c’est un manque de vitalisation générale avec la roue du ventre. Tu as cette possibilité énergétique d'utiliser ta force pour alimenter et faire mieux tourner les roues qui fonctionnent mal. Ta volonté, ton intention suffit. C'est l’application de la troisième loi énergétique. Il y a un transfert immédiat de ton énergie sur sa structure maîtresse par ton attention et ton intention, ta volonté à l'aider. Regarde. Ton intention est comme une main qui fait tourner la roue. Tu peux agir mécaniquement sur sa structure maîtresse. Donc, tu peux modifier mécaniquement sa chimie interne.

 

Au début, ne fais pas trop fort. Juste un tout petit peu. Il faut que son corps énergétique prenne l'habitude de cette rencontre. Tu peux la renouveler chaque jour si elle est en difficulté. Elle va sortir de sa chimie interne, qui l'asphyxie, qui l’empêche de percevoir les beautés de l'univers, qui l'entraîne dans une ritournelle de sensations, d'émotions, de besoins, de manques.

 

Ne reste pas trop longtemps car la transmission énergétique est très forte. Il faut l'habituer, l'amener à savoir consommer, vivre et danser avec cette mobilisation nouvelle, cette énergie nouvelle que tu lui amènes. Il faut qu'elle assimile ton aide. C'est comme une greffe chirurgicale. Si tu fais trop fort car tu es très enthousiaste, tu peux entraîner une forme de rejet : l'autre peut se sentir forcer. Alors, prends ton temps

Là, c'est effectivement une nouvelle rencontre que tu fais car même si tu connais très bien cette personne, il n'empêche que cette nouvelle manière de communiquer est une découverte pour elle.

 

Quand tu sens que c'est assez, que l'autre dit que c'est bien, tu te retires sur la pointe des pieds. Ton intention suffit pour que la séparation se fasse. Il faut être très délicat au moment de la séparation totale des deux corps énergétiques. Il y a eu pénétration. Si on prend l'exemple de l'homme et de la femme, la douceur du retrait de l'homme du ventre de la femme est aussi importante, voire peut-être plus, que la douceur de l'entrée. Il ne faut pas qu'il y ait un sentiment de rupture, d'abandon, de précipitation.

Lorsque les deux bulles ne vont plus se toucher, il doit y avoir un moment d'arrêt. Elles se touchent encore un peu, elles s'interpénètrent encore un peu, comme une main toujours posée sur un sein ou un doigt posé sur le bras. Il ne reste plus qu’une main, un doigt, mais il reste encore quelque chose. Et là, il faut toujours un arrêt. C'est comme dans toutes les relations de ta vie, avec tout ce qui t’est intime, au moment de la séparation, au moment du lâchage, il faut toujours un arrêt. Il y a quelque chose qui fait comme un bilan instantané de ce qui vient de se produire et qui crée un lien. Plus précisément, la séparation crée le lien encore plus fortement que la rencontre. La séparation confirme d'une manière très fine le lien de la rencontre. Donc, la manière de se séparer, l'état d'être de la séparation est très important, comme dans un acte amoureux.

 

Puis on sent que c'est complet. Il n'y a plus d'interrogation, il n'y a pas d'incertitude. Physiquement, c'est complet. Alors là, on peut lâcher la main, on peut lâcher le doigt. Tu pars. Tranquillement.

 

Et chacun va rester dans son propre espace très enrichi par cette rencontre. Toi, qui t’es déplacé, quand tu reviens dans ton corps physique, tu constates que c'est heureux, plein. Comme après une action bien accomplie, une action de générosité.

 

Ce n'est pas toujours l'autre qui a besoin d'aide. Ça peut être toi. Tu peux vouloir lui dire ce que tu n'as pas pu lui communiquer autrement, ce que tu n'oses pas dire tout haut. Ce que l'autre, aussi, ne te permet pas de lui dire car il a créé une dynamisation personnelle telle, que lorsque tu es dedans, les mots n'ont pas de support. Là, tu peux tenter de lui parler, s'il veut bien t’accepter dans son espace. S'il ne veut pas t'accepter dans son espace, s'il ne veut pas te laisser entrer, c'est clair : il ne veut pas de la rencontre avec toi. C'est une rencontre complète ou un refus total. Si c’est un refus, tu es bien obligé de le prendre en charge et de reconnaître sa réalité dans ta vie.

C’est une rencontre d’une puissance extraordinaire mais qui a ses risques. Si tu vas vers lui et qu'il te refuse l'entrée, tu as la confirmation. Tu ne peux plus te masquer les yeux sur ses attitudes dans la vie ordinaire pour lesquelles tu as trouvé de bonnes explications. Là, tu es bien obligé de percevoir les choses telles qu'elles sont. Il n'y a plus de rêves. Il n’y a plus de virtuel. C'est une réalité sans masque.

 

À ce niveau-là, la vie n'est pas un jeu. C'est quelque chose de très sérieux. Là, la vie est digne. Toutes ces communications sont de l'ordre de la noblesse. Alors, ne t'amuse pas à jouer avec ça.

 

Avec cette deuxième application de l'homme de bronze quatre, tu peux envisager toutes les variantes, toutes les formes d'aide. En fait, je n'ai pas besoin de te les décrire car lorsque tu es arrivé à ce niveau-là, tu as un développement considérable de l'intuition à communiquer, de l'intuition à danser. Tu as tous les décodeurs en bon état, du moins les principaux. Et tu as cet enthousiasme à danser, à communiquer, à créer quelque chose. À faire une oeuvre. Une communication telle que je viens de te la montrer est une oeuvre d'art. C'est une maîtrise énergétique. C'est une manière, à l'intérieur du corps de l'autre, de ciseler très finement sa structure maîtresse. Alors, s'il te plaît, quand tu utilises ce moyen de communication, sois véritablement un artiste.

 

Quand tu es dans cette communication, tu peux aussi utiliser les sons primordiaux : BAM, RAM, LAM.

BAM qui est la perception de l'amour global.

RAM qui est la volonté d'action du coeur.

LAM qui est la puissance de la Terre.

 

Si la personne a une déficience de tonicité au Tan Tien ventral, tu peux l'aider beaucoup en faisant vibrer à l'intérieur d’elle, le son LAM.

Pour les difficultés à prendre des décisions, à s'engager, tu l'aideras avec le RAM, la mobilisation du coeur.

Avec le BAM, tu touches le troisième œil : la lucidité de l'esprit mais aussi la clarté du corps. Très curieusement cette lucidité de l'esprit, cette clarté du corps peuvent mettre une résistance à s'abandonner à cette énergie de la création, à cet espace blanc, parce qu'il y a toujours une question, une réticence : « Que va-t-il m'arriver si je lâche prise, si j'arrête de tout diriger moi-même ? ». Alors, avec cet amour de mère véritable, de cette énergie blanche, en faisant vibrer le son BAM, on peut matérialiser encore plus cette force dans l'esprit et le corps de la personne. Et rassurée par cette matérialisation, elle peut lâcher prise à ses préoccupations et se laisser porter par cette énorme vague.

 

Tu peux aller très loin et très finement pour aider quelqu'un.

Mais, c'est une histoire d'artiste, d'orfèvre, de délicatesse. C’est une magnifique ciselure.

 

Tout ça ne peut s'exercer que dans une dimension énorme du coeur. Ce n'est même pas à souligner. De toute manière, sans le coeur, ça ne fonctionnera pas. Rien ne fonctionne. Sans le coeur et la douceur du ciel, rien ne fonctionne. Il ne faut pas croire que le simple pouvoir suffise, que la simple connaissance, la simple facilité à pouvoir agir suffise. Rien ne tient sur le corps énergétique de l'autre. On croit à une réussite car il y a quelque chose qui bouge mais rien ne tient. Ce n'est pas par la violence, ce n'est pas par la force que la modification peut s'imprimer et se développer.

 

 

 

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Faire ou ne pas faire

 

Première approche.

 

 

Faire ou ne pas faire. C'est l'interrogation continuelle du chercheur de vérité confronté à ses impulsions, ses envies, ses attirances. Il ne sait pas vraiment s’il construit ou se détruit.

Shakespeare disait : « Etre ou ne pas être ». Moi, je dis : « Faire ou ne pas faire ».

 

Lorsque l'on sait qu'on ne doit pas faire, deux démarches possibles:

- l'homme ordinaire le fait quand même au motif qu'il est intéressant d'aller toucher pour comprendre. Ensuite, dans le meilleur des cas, il s'excuse mais finalement, il n’a pas appris grand-chose en dehors d’une nouvelle confirmation que ce n'était pas digne.

- l'homme religieux, lui, se contente de ne pas faire.

 

Vu ainsi, c'est facile, mais c'est également très compliqué. Lorsque quelqu'un est dans une attirance ça veut dire qu'il est dans un type d’espace qui vibre d'une certaine manière et qui crée un objet énergétique. C’est la deuxième loi en énergie fondamentale: la création de l'objet énergétique et sa reconnaissance. Un « fait » entre dans un espace qui vibre d'une certaine manière et transforme ce « fait » en quelque chose qui lui est personnel. C'est ça l'objet énergétique.

Cet objet énergétique va ensuite contacter la mémoire émotionnelle. Alors, lorsque l'on est dans cet espace, il y a l'attirance à une forme d'objet énergétique. Au fond, on ne sait pas très bien si on doit le faire ou ne pas le faire, si ça va être enrichissant ou destructeur.

Lorsque je prenais l'exemple précédent, avec l'homme ordinaire, qui s'excuse et l'homme religieux, qui ne fait pas, il est implicite que l'on sait déjà que l'on ne doit pas faire quelque chose. Il y a déjà eu une démarche antérieure à une information où on sait qu'il ne faut pas faire quelque chose. Ainsi, cette démarche-là n'est pas immédiatement applicable dans la vie ordinaire.

 

Alors, comment faire pour choisir de faire ou de ne pas faire car on est continuellement à l'intérieur d'un cercle qui se mord la queue ?

 

Là aussi, il n'y a pas de règle. Nulle part il n’y a de règle.

Pour comprendre le mécanisme de choix, il faut se souvenir qu'il y a trois catégories de personnes.

 

1. Il y a celle à qui on montre la beauté du Ciel et qui spontanément le reconnaît comme vrai. Tout son corps, toutes ses fibres sont attirées, se languissent de ça. Et elles y vont, elles vont faire la randonnée dans ce sens-là.

 

2. Les personnes de la deuxième catégorie voient, sentent bien, comprennent bien que c'est là la destination finale de la vie. Mais tout compte fait, elles ne sont pas si pressées. Elles ont d'autres casseroles sur le feu, d'autres marmites dans la cuisine et elles voudraient les goûter, même si on sait que finalement on va abandonner ce type de cuisine, mais, on n'est pas véritablement pressé.

 

Par exemple, il y a un nouveau pot de confiture sur la table. On l'a ouvert et on s'aperçoit qu'il n'est pas mauvais, mais qu’il n'est pas vraiment bon. Alors on décide de ne pas en racheter.

A partir de ce pot de confiture, les personnes de première catégorie disent: « Le moyen, le médiocre, je n’en consomme pas. Ça ne m'intéresse pas. Je n'en ai pas envie. J'ai envie d'une lumière éclatante, c'est elle qui m'attire. J'y aspire de toutes mes fibres. Donc, ce pot de confiture, je l'ai peut-être acheté cher mais pourquoi irais-je le consommer au motif que je l'ai acheté cher. Alors, je le prends et je le mets tout de suite à la poubelle. »

 

Mais, la deuxième catégorie de personnes va dire : « Oui, je n'en rachèterai plus, mais puisque le pot de confiture est là, puisque j’ai dépensé de l'argent pour en acheter, je vais quand même le finir en précisant à chaque fois qu'il n'est pas bon et qu'on n'en rachètera plus ».

C'est la deuxième catégorie de personnes qui sait parfaitement que ce n'est pas bon mais qui continue quand même parce que c'est l'habitude, parce que c'est là, parce qu'elle a investi quelque chose et va jusqu'au bout parce que, finalement, elle n’est pas si intéressée par la nourriture vraie, tonique. Elle n’est pas vraiment intéressée par la lumière éclatante. Tout compte fait, les lumières douces, tranquilles qui permettent de prendre son temps pour circuler ne sont pas si mal parce que c'est, aussi, confortable.

 

3. La troisième catégorie est celle où l’on peut tout montrer, tout donner mais elle ne comprend RIEN. Alors, ce n'est même pas la peine d’insister.

 

Donc, dans la Voie Directe, on s'occupe des deux premières catégories. Mais les catégories ne sont pas très nettement séparées. Le passage de l'une à l'autre est un terrain ambigu où l'on circule un peu d'un côté et un peu de l'autre. Pour les personnes dans cette frange-là, on ne sait jamais si elles comprennent le Ciel et si elles ont la perception de la Dignité.

 

Première catégorie ou deuxième catégorie ?

 

Si la personne est en première catégorie, ça veut dire qu'elle a, en même temps, développé une présence très forte à l'intérieur d'elle. Cette présence est l'Intelligence Intuitive intégrée à la totalité des cellules. Elles se trouvent revitalisées, réveillées, par l'ensemble des pratiques de la Voie Directe.

Cette personne sait ou « sent » ce qu'elle doit faire et ce qu'elle ne doit pas faire. Finalement, ça ne se présente pas en « je dois » ou « je ne dois pas » mais en « ce qui est juste » et ce qui « n’est pas juste ». Ce qui n'est pas dans le mouvement de la vibration de la dignité est considéré comme « non juste ». Pour cette personne-là, il n'y a pas de vrai ou de faux. Il y a soit une vibration qui affadit et rend plus lourd, soit un état très aérien.

 

Il va se développer à l'intérieur d’elle, un double regard sur l'événement et sur elle-même et ce double regard est une jouissance parfaite.

 

Cette situation est profondément jouissive dans tout le corps et dans tout l'esprit : être celui qui a la possibilité de se regarder lui-même et qui perçoit donc tout le mécanisme qui s'installe dans son corps pour l'amener à agir d'une certaine manière. Il perçoit que s'il satisfait sa pulsion, en même temps il s’enlève la compréhension profonde de la sensation. Il s'aperçoit qu'il glisse alors dans l'espace de la sensation qui s’aime pour elle-même, c'est-à-dire qui se valorise sur elle-même et ensuite, tout devient comme allant de soi. Il entre dans un espace qui s’auto-justifie, qui s'auto-enveloppe, qui s'auto-tonifie. Il rentre dans un phénomène d'organisation d'une forme de jouissance.

Plus il rentre dedans, plus il se rend compte qu'il perd la compréhension du Ciel sur l'événement. Et lui, il est amoureux de cette compréhension, il est amoureux de ce Ciel. Donc, il ne veut pas cette perte-là. Il perçoit, quand il sait que ce n'est pas juste, que sans la satisfaction de la pulsion, il est TOUT. Satisfaire sa pulsion, c’est être seulement dans un espace : celui de cette pulsion, de cette sensation. En revanche, sans satisfaction de sa pulsion, on est véritablement le Ciel qui regarde et qui comprend la Terre et ses mécanismes et c'est un régal.

Quand on est dans cette dimension on s'aperçoit qu'on perçoit tout du corps. On s'aperçoit comment il est manipulé par le Treillis, comment le Treillis tente de lui donner ses impulsions électriques pour l'amener à agir d'une certaine manière et ce regard-là est d'une telle beauté, d'une telle libération qu'on a un fantastique humour pour ce corps que le Treillis essaye de manipuler.

Dans ce regard-là, sur soi, on s'aperçoit qu'on est tout et qu'on est, en plus, en potentiel, toutes les sensations, toutes les perceptions qui peuvent se mettre en œuvre, en activé au niveau du corps. On est un être multiple, qui peut passer, vivre, dans énormément d'espaces, d'impulsions, de sensations sur la Terre mais qui, du fait qu’il ne les satisfait pas, en a une compréhension totale, a même un plaisir total à leur existence.

 

La non satisfaction est véritablement une organisation cosmique de la jouissance.

 

Il est difficile d'entendre et de comprendre pour le cerveau analytique qui n'a pas accès à ces dimensions comment le Ciel peut développer un mécanisme de jouissance intense à ne pas s'impliquer dans la mobilisation de la Terre à se jouir seulement pour elle-même. Le cerveau raisonné n'a aucune possibilité de comprendre que dans le corps qui est sur la Terre, voire même la Terre elle-même, dans toutes ses particules, ses rochers, son eau etc. il y a l'empreinte originelle du Ciel puisque la fabrication du corps est partie d'une matière du Ciel et que la totalité du corps c'est le Ciel, en condensation sur la Terre. Le corps, sur la Terre, est une condensation de la lumière, de toute la force, de toute la douceur de la Source dans son côté le plus secret. En décondensant ce corps, on retrouve automatiquement la lumière.

 

La valse du corps est aussi la valse de la lumière.

Le Ciel, vu d'en haut, regardant le Ciel d'en bas, qui est le corps en condensation, a un plaisir fantastique, une jouissance fantastique, dans le jeu des sensations, qui se trouvent dans le corps. Ces sensations ne sont pas récupérées par le Treillis car elles ne sont pas devenues amoureuses d'elles-mêmes.

 

 

Pour ceux de deuxième catégorie, il faut passer dans la première catégorie, celle qui se languit du Ciel, celle dont toutes les fibres vibrent en une espérance de cette lumière éblouissante et que tout le corps aspire à cet accouplement-là, ce qui fait que l'accouplement avec un monsieur ou une dame apparaît très fade.

Alors, on les amène à faire, à aller dans leur pulsion. Mais, pas n'importe comment : avec la pleine conscience, avec la préparation de cette présence qui est cette Intelligence du Ciel, qui code l'ensemble des particules du corps.

Lorsque tout cela est très fort, elle va aller dans son attirance et vérifier quel est le processus d’action qui s'installe.

 

Prenons un exemple. M. drague Mme. Mme l’accepte. Un soir, il y a un repas qui se termine en allant quelque part puis de là au lit. Du lit, on passe à quelque chose de plus précis, un accouplement etc. Monsieur et Madame sont à peu près d'accord. Ça plaît à Mme, elle s'excite là-dessus.

Mais, dans tout ça, qu'est-ce qui lui plaît ?

Si elle se pose la question, il lui est absolument impossible d'envisager une réponse. Elle est dans un système de vibrations qui s'auto-justifie lui-même et qui masque les autres espaces autour qui pourraient donner un autre type d'informations. Donc, elle est prise à l'intérieur d'une nasse.

C'est ainsi. Je suis dans ce filet ! OK. C'est comme ça. Il va bien falloir que je vive avec ce que je suis. Mais, en pleine conscience et en pleine présence. Ça, c'est la moitié du travail.

Alors pour répondre à la question de savoir pourquoi elle est attirée, cette dame, en pleine conscience et en pleine présence, va peut-être s'apercevoir que c’est lorsqu'elle reçoit l’appel téléphonique du Monsieur car il a une manière de l’aborder par la voix (le téléphone est une voix). Le monsieur ne va pas obtenir un accord de la dame s'il ne la caresse pas avec la voix et il ne va pas l'interpeller en lui disant : «Dis donc ma petite gonzesse, j'ai envie de te sauter ce soir, ça te va entre sept et huit, au drugstore? ». Non, il va présenter les choses autrement, il va lui dire qu'il a tellement rêvé d'elle …

En fait, il a rêvé de lui car il se fiche complètement d'elle. Il la veut tout simplement pour se faire jouir lui. Et vice et versa, du reste. C'est ça la jouissance qui aime la jouissance. En fait, on a besoin de quelqu'un d'autre. On est toujours dans cette notion du manque de l'autre car on a besoin de quelqu'un d'autre pour se faire jouir. Au fond, c'est soi-même qu'on doit faire jouir.

En fait, on jouit sur soi, l'autre est l'outil permettant cette auto-vibration, cette mise en vibration à l'intérieur de soi. Finalement, on perçoit qu'on a le choix entre l'auto-masturbation et la masturbation fabriquée et provoquée par quelqu'un d'autre. Mais c'est toujours refermé sur sa propre jouissance qui tourne sur elle-même.

 

La dame peut se rendre compte que lorsque le monsieur l'a appelée c’est son plaisir à elle. Si elle se rend compte de ça, elle peut dire au monsieur : « Stop, c'est bien ainsi, maintenant, j'ai ma jouissance. Ce n'est plus la peine d'aller plus loin, j’ai eu ma cuillère de confiture, ça me va très bien, je ne continue pas. Et merci beaucoup cher Monsieur, maintenant je sais pourquoi je suis attirée dans ce genre de circonstances. Et je sais également que j'avais besoin qu'on m’appelle, au lieu de recevoir un billet ou de faire une rencontre dans la rue. Pour moi, c'est l'appel téléphonique». Ça peut être ça.

Mais ça peut également être lorsque la dame se prépare, qu'elle prend son bain, qu'elle se met de l’huile sur le corps, qu'elle choisit ses vêtements et se maquille. Ceci peut être sa jouissance. Elle pourrait dire : « Stop. M. je sais quel est le mécanisme qui me fait auto-jouir sur moi-même ».

Ça peut être le seul fait de quitter son appartement, de passer sur le palier, de fermer la porte. « Maintenant, je suis à l'extérieur de chez moi, je ne suis plus protégée. Je vais dans quelque chose de nouveau, en vulnérabilité. » C'est peut-être ça sa jouissance. Là aussi, elle s'arrête. Elle a compris.

Ça peut être le repas, etc. … Ça peut être le moment où le monsieur la déshabille et qu'elle commence à perdre sa première chaussure qui peut provoquer cette jouissance à la rencontre.

 

La perception de la jouissance à la rencontre est toujours quelque chose de très puissant. C'est le quantum d'énergie de jouissance qu'on cherche dans l'événement. Alors où est ce quantum-là? Est-ce qu'il est tout à fait au début, au simple coup de téléphone ou même à la seule espérance que quelqu'un appelle ou est-ce que ça va jusqu'à l'accouplement ?

Peut-être même que c’est après que la jouissance s'installe dans une forme de confort de relations, lorsque l'on est dans le petit nid du lit ou sur le divan.

C'est ça, le chercheur de la Voie Directe qui se trouve dans la deuxième catégorie. Il va falloir qu'il comprenne qu'est-ce qui l'amène à avoir envie de manger ce pot de confiture puisque de toute manière, il n'a pas l'impulsion, la force naturelle, de jeter le pot. Il joue encore avec lui-même. Alors, on va lui dire : « Vas-y préparé » parce que s'il ne s'est pas préparé avec cette présence, il va être entraîné par l'espace de la sensation amoureuse de la sensation et il n'a plus aucune perception d'une autre possibilité d'action, et n'a plus aucune possibilité de dire : «Non, ça va bien ainsi ». Et il va être entraîné, il ira au bout de son opération sans savoir à quel moment il a reçu le quantum d'énergie, qui provoque sa jouissance.

 

Il a fait une globalisation par absence de lucidité. Alors, il va recommencer parce que la jouissance va le rattraper.

 

Il faut une attention énorme parce que dans l'opération de jouissance qui s’aime sur elle-même, on peut être entraîné très loin si on perd cette présence, cette attention. Et c'est très vite fait de la perdre. À quoi sert le petit verre de vin et de Champagne en apéritif ? À quoi sert la petite cigarette etc. ? Tout ça diminue l'ensemble de la vitalité permettant de percevoir lorsque l'on va passer du vrai au faux. Il n'y a plus aucun espace où cette intelligence de la création, à l'intérieur de toutes tes particules, puisse intervenir. Les portes sont fermées. Et tu es parti.

Alors, ce n'est pas si facile car lorsque tu es parti ainsi, lorsque tu es arrivé au bout de ta sensation, tu vas recommencer car tu ne sais pas où le quantum d'énergie de la sensation se trouve dans ton attirance à la sensation.

 

Alors, dans la Voie Directe, je dis qu'il faut aller vers les attirances quand on ne peut plus faire autrement, mais avec cette présence.

 

Cependant, avant d'inviter quelqu'un à aller là, je tente par tous les moyens possibles de le rendre amoureux de la dimension du Ciel pour qu'il puisse dire : « Ce pot de confiture, je le jette. Ça ne m'intéresse pas. » Et que dans ce rejet-là il n’ait pas l'impression d'une coupure, d'une restriction, d'une aliénation mais qu'il ait un enthousiasme à aller là-dedans, qu'il sente qu'il y a une beauté de la vie à aller là-dedans. Alors, d'abord, je mets toute mon énergie, ma puissance, à lui faire percevoir cela. Si ça ne marche pas, alors je vais le préparer à la randonnée dans la sensation et les attirances.

 

Tu es maintenant à la croisée des chemins.

Que vas-tu faire ?

Tu entres dans l’espace de la Danse selon le Ciel.

Je te la montre, te la fais sentir, te la fais comprendre.

Que vas-tu choisir ?