La Grande Destructrice

 

La Femme Rouge

 

Introduction secrète

 

 

L'introduction secrète de la Femme Rouge se produit lorsqu’il y a eu une perception TRES physique de la blessure, de la souffrance et de la fatigue de la Source et que le corps participe à cette lassitude, à cette douleur, à ce sang qui coule ! L’être ne peut plus alors continuer à vivre dans la simple recherche de ses satisfactions personnelles. Pour lui, tout cela devient secondaire. Il faut bien avoir une structure, même si certaines sont plus difficiles que d'autres et plus dangereuses. Mais finalement, quel est le danger d'une structure ? :

 

C’est lorsque l'on est seulement attentionné à elle,

 

… Qu’on est préoccupé du rêve qu'elle a créé, de son codage des événements, de ses envies, ses souhaits, espérances et attentes. Mais finalement il est possible d'échapper à tout cela : par la Femme Rouge, la Grande Destructrice. Elle détruit tous ces rêves, ces attentions, perceptions, contentements, satisfactions personnels.

 

Quand cela peut-il être fait ?

 

Lorsque le corps a vécu physiquement la souffrance, la béance de la Source. Je préfère le mot béance parce que c'est une plaie, qui respire. Ce n'est pas une plaie inerte et passive. Seul le soulagement de cette béance est alors la raison de la Vie. Mais, il faut bien comprendre que la béance ne peut pas disparaître parce que si elle disparaissait ce serait la fin de l'humanité puisqu'il n'y aurait plus de raison à l’existence de l’être humain.

 

C'est la Source qui a produit sa propre souffrance pour permettre

à la Création d'exister.

 

Très peu ont perçu que la Source s’est auto-blessée pour permettre la Création. C’est la Loi karmique !!!! À partir de cette béance, à partir de cette blessure, il y a du sang et de ce sang est née la tendresse et la douceur comme médicament. Puis de cette douceur, de cette tendresse, naît l'amour qui est la

 

matière et le moyen de fabriquer des êtres.

 

C'est pour ça que je dis souvent que dans ce territoire on ne peut avancer que par amour. Autrement, on n'est pas en train d'utiliser cette matière. C'est là qu'on laisse une trace de souffrance et de sang derrière soi. La limace laisse une trace, pas le vol de l’aigle. Lorsque l'on est dans cet amour, dans ce Silence, il n'y a pas de trace. L'action est spontanée, elle est évidente parce que, tout simplement, il n'y a pas moyen de faire autrement.

 

Tout devient simple. Et ce corps, après avoir perçu cela, ne peut plus jamais l'oublier.

Mais dans cette humanité il y a des êtres qui ont institué leur rôle personnel, qui ont cessé de vivre et de se gérer selon cette intention initiale. C'est ainsi que le treillis a existé, celui qu'on appelle aussi parfois la matrice ou le diable. Que cela existe n'est pas une préoccupation pour la Source. Ce n'est pas non plus un problème pour la Femme Blanche quelle que soit l'extension de ce treillis car il ne peut pas détruire la possibilité de la Source de toujours créer. Il ne peut détruire que la Création qui est là, maintenant. S'il y a l'explosion de cette Création, il y a autre chose qui s'installe naturellement par la loi de cause à effet. Que l'humain s'explose n'est donc pas une difficulté pour la Source.

 

J'ai déjà parlé de la Femme Rouge dans le côté interne, de cette colère de la Femme Blanche contre ses enfants trop turbulents. C'est une colère spontanée, qu'on peut appeler colère de Dieu. Elle est connue par l'humain lorsque tout d'un coup il y a une colère énorme qui intervient à l'intérieur de lui et il s'aperçoit que cela n'est pas à lui. Exactement comme parfois il y a une tristesse énorme qui vient à l'intérieur de lui et qu’il s'aperçoit qu’elle n’est pas non plus à lui. C’est la colère de la Femme Blanche, la tristesse de la Femme Blanche lorsque ce mécanisme du treillis laisse une très grande souffrance. Mais cela se passe dans une dimension très condensée de la Femme Blanche.

 

Alors, on vit en double. Le corps réagit d'une certaine manière, il a ses attirances. Et alors ? Tout d'un coup, lorsque l'on a perçu cette blessure, cette respiration, cette blessure qui respire, qu'on a perçu l'intelligence qu'il y a dans cette plaie, qui se comprend elle-même et qui sait ce qu'elle est en train de faire, qui sait qu'elle est en train de donner son sang pour que des êtres puissent être créés, il n'y a que ça qu'on ait envie de vivre. On n'est plus intéressé par son émotionnel. Pourtant il est là puisqu’on a un corps aménagé par le locataire, le treillis. Mais on vit en double. On va commencer à être réellement un cavalier de l'événement. On n'est pas un cavalier de l'événement si on n'a pas cette vie en double, si on n'a pas cette perception de ce qui se passe dans le corps, comme si on était au-dessus avec une Présence qui regarde ce qui se passe dans le corps et qui est très amusée de voir comment le treillis agit sur lui. Il y a alors un humour considérable qui s'installe pour soi et ses sensations. Mais lorsque l'on est dans cette dimension du cavalier de l’événement, on a besoin d’aide : c'est la Femme Rouge. Le treillis, comme un chirurgien a pu installer des structures… comme un électricien il a mis ses câbles et fils à l'intérieur des murs et des sols, dans ce corps que la Femme Blanche a créé dans sa perfection. Elle va de nouveau travailler sur ce corps pour arracher tous ces câbles, ces fils électriques afin que cette vue double puisse exister avec une relative sérénité. Relative et non absolue parce que l'on reste toujours à l'intérieur du treillis. La Femme Rouge, de toute manière, n'enlèvera jamais la totalité des imperfections qu'il y a dans le corps parce des fils majeurs du treillis font maintenant partis du patrimoine génétique de l’humain. Aussi il faut savoir vivre avec ce corps et maintenir cette impulsion naturelle, non seulement à s’aider soi et la Création, mais aider les autres.

 

Donc, il y a toujours une forme de souffrance dont on ne pourra jamais se libérer. Et c'est parfaitement juste qu'on n’en soit jamais libéré puisque c'est cette souffrance, couplée à cet amour, qui va être continuellement le moteur de l'action dans le treillis.

 

Le côté secret de la Femme Rouge vient lorsque la chair, le corps, se met à vibrer réellement avec la béance de la Source, avec la tendresse et la douceur, lorsqu'il se met à vibrer réellement avec la douleur de la Source. Celui qui arrive à ce niveau secret de la Femme Rouge est quelqu'un qui a accepté la vie en noir et blanc. Il n'y a plus de paillettes, il n'y a plus de couleurs, il n'y a plus de Champagne. Il a accepté de ne plus vivre avec son système émotionnel. D'accord il perçoit son action, il le vit dans sa chair, dans son quotidien. Il est content que les choses se passent bien ; il est mécontent que les choses ne se passent pas bien, mais il n’en « fait pas une histoire ». Et il ne rejette pas ce qui se passe et « l’émotionnel » parasitaire.

 

Mais ce n'est pas lui ! Il sait que ce n'est pas lui.

 

Donc, il n'est plus intéressé par cette couleur-là. Pourtant il la vit car il faut bien être quelque part, dans un environnement particulier. Mais ce n'est pas lui. Il est très difficile d’être capable d'accepter cette vie en noir et blanc, d’accepter cette non-existence.

 

C'est de la non peur.

 

Ce n'est pas de l'absence de peur, l’absence d’existence car cela voudrait dire qu'il y a de l'existence, de la peur d'un côté et que de l'autre il n’y en ait pas. Non. C'est un état de non existence, de non peur, un état de non émotion alors que pourtant l'émotion existe. Et c'est là où commence la Vraie Vie. Là on commence à faire du travail sérieux. Mais rares sont ceux qui arrivent à cette Vraie Vie parce qu'on voudrait vivre « en paillettes - champagne ».

 

Certains, très rares, ont pu percevoir que dans l'accouplement de deux corps, c’est comme une souffrance, comme une béance qui respire et qui aboutit à une paix, à un état d'être complet qui a juste une petite respiration.