61. Sans la Force, on n’est rien

 

Elle était là, au petit jour du matin suivant.

Le Roshi examina son corps.

Elle sentit la lueur des yeux glisser dans son cœur et le tester.

Il fut satisfait. Elle avait remis son corps et son esprit en état de suivre.

Il perçut aussi une curieuse lumière en son cœur et il eut la sensation de la présence de son fils de maintenant… Son Ange à elle…

 

Alors il reprit les mots qu’il avait interrompus la veille, comme une rencontre qui ne finit pas et se retrouve à la place où on l’a laissée.

 

-Non, il ne faut pas de « temps ».

 

Elle revint elle aussi sur les mots anciens qui ne se trouvaient pas archivés dans sa mémoire ordinaire. Elle les sentait venir d’un autre univers, comme si la Vérité portait la Vérité et qu’il n’y avait pas de début et de fin.

 

-L’Intelligence qui te permet de comprendre n’est pas celle du « temps et de « l’accumulation » et encore moins de la réflexion, continua le Maître.

 

Elle acquiesça…

Des rêves cette nuit turbulente lui avaient déjà donné un début de réponse. Mais elle se méfiait des rêves, comme il le lui avait enseigné, et elle fut heureuse de trouver une confirmation dans ses mots.

 

-Si tu comprends « maintenant » c’est qu’une autre intelligence est en action, au delà du corps et de l’esprit, dit-il, presque en colère d’avoir à répéter cela !

 

Elle sourit.

 

-Pardon… Je laisse mes mots partir seuls car mon cerveau à besoin d’eux pour survivre… même si je sais bien que cela est faux…

 

Puis elle continua car ses rêves de cette nuit demandaient à venir sur le tapis qui se déroulait devant elle avec ces mots et le mécontentement du Maître de devoir toujours répéter et encore répéter.

Elle savait que cette colère n’était pas pour elle. C’était la colère du Maître qui se lasse de répéter…

 

Alors, elle alla à l’essentiel des enseignements de ses rêves et laissa le Rohi seul avec son mécontentement qui faisait friser son corps.

 

-Alors sans cette Force, on glisse dans le Grand Précipice, comme l’appelait votre fils de maintenant.

 

Le Roshi était satisfait du mouvement qu’il percevait dans le cœur de la jeune femme. Il continua.

 

-Alors revenons à ton corps… Tu l’entraînes tous les jours pour qu’il soit un réceptacle à cette Intelligence qui peut passer au dessus du mur du mensonge…

-Je l’entraîne à donner de la place à cette Force, n’est-ce-pas ?

-Oui… C’est exactement cela !... Tu l’entraînes à laisser de la Place à cette Force de Vie capable de détruire le mensonge, confirma le Maître véhément, le dos droit sur sa chaise de méditation.

-Et je ne perds pas mon temps à « l’améliorer » !...N’est-ce- pas ?

-Oui, c’est cela… Tu ne perds pas ton temps à l’améliorer, car il n’est pas améliorable dans le sens que tu voudrais car l’humanité plonge chaque jour d’avantage dans l’exploitation des conséquences de la séparation originelle… Car maintenant, elle ne peut plus revenir en arrière !... C’est une course à la mort que l’on ne peut plus arrêter.

 

Heidi reprenait de la vigueur au fil des mots qui provoquaient son intérêt. C’était ceux de ses rêves et elle avait le corps qui gémissait alors de plaisir comme une caresse qui la guidait. Elle connaissait cette langueur qui donne l’éveil à tous les sens. C’est elle qui était lorsque son Ange l’introduisait à l’Art de l’Amour.

Elle suivit les mots de ses rêves. Ils sortaient de sa bouche entrouverte qui aspirait le chant du vent.

 

-Alors il faut trouver le moyen de quitter le bateau avant son naufrage collectif, n’est-ce-pas, dit-elle ?

-Oui… et c’est ce que venait faire mon fils de maintenant… Nous apprendre comment faire !

 

Elle sourit. Cela était son rêve !

Maintenant, elle savait que c’était à elle de pousser le Maître au delà de sa structure. Cela était aussi son rêve !

-Mais c’est vous qui l’avez attaqué et poussé à partir, s’insurgea-t-elle…

-Oui… L’attaquer !... et je ne pouvais pas faire autrement, dit-il, raide sur sa chaise… Mais je ne l’ai pas poussé à « partir »… Mais cela tu ne peux pas le comprendre encore… Alors restons sur la provocation qui t’est accessible.

 

Elle sourit ; elle n’était pas capable de comprendre « partir » ?... Le petit vieux va rencontrer quelques surprises !... Il ne sait pas la puissance de ses rencontres avec son Ange.

Alors elle le poussa par la porte que lui ouvrait. Elle avait vu dans son rêve qu’il fallait le prendre par surprise. Il n’est pas « Maître » pour rien !

 

-Pourquoi cette provocation ? demanda-t-elle, très petite fille surprise.

-Parce que si je ne lui apprenais pas de nouveau les Règles de la Terre, son enseignement ne serait pas passé parmi les hommes car il n’aurait pas préparé la place pour les recevoir…

 

Alors elle continua pour lui et il resta avec la voix en suspens de ses mots qui lui sont retirés de sa gorge.

 

-Alors il aurait été tué dès les premiers mots prononcés hors de ce monastère qui était sa sécurité et son apprentissage… dit-elle.

 

Elle laissa le temps prendre son temps. Les mots se bousculaient et elle tentait de ne pas les suivre pour laisser la place à l’Intelligence Intuitive.

 

Alors elle continua sur la caresse de ses mots de son rêve.

 

-Et moi, vous m’avez donné à lui comme terrain d’apprentissage ? demande-t-elle en articulant chaque syllabe pour être certaine qu’il comprenait ses propres mots qui passaient ses lèvres.

-Oui… Je t’ai donnée à lui… Car tu es une « Mère Ciel » … Tu aimes aimer… Tu aimes protéger… Tu aimes faire grandir…

 

Il la suivait maintenant !

 

-Je lui ai donné mon amour comme terrain d’aventure, n’est-ce-pas ?

-Oui… Car ton amour n’était pas perverti par des apprentissages spirituels… Tu étais vierge de théories qui sont comme des pieux qui enchaînent l’homme.

 

Elle sourit. Cela était aussi son rêve.

 

-Comme tous les moines de ce monastère ?

-Presque tous, dit-il… Sauf Tong par exemple… Il cherche… Alors il pouvait être avec toi dans cette découverte constante de la vie… Ainsi je te l’ai donné aussi.

 

Alors elle continua la caresse de son rêve. Le vieillard avait tant donné à chacune de ses respirations !

 

-Je commence à saisir la charge du Maître, dit-elle, la reconnaissance dans la voix.

-Tu es encore bien loin du compte, ma fille, souffle-t-il, le regard sur les crêtes gelées.

 

Le vent perdait de sa froideur et les oiseaux tentaient de donner plus de voix, mais ils étaient encore timides.

 

Heidi avait besoin de temps. Ses yeux du cœur étaient comme le chant des oiseaux : un réveil timide sur une réalité de l’Univers.

 

-Mais si nous revenons au corps, demanda-t-elle ?

-Alors, il n’y a pas à produire d’efforts d’amélioration… car on ne peut pas l’améliorer…

-Il n’y a pas non plus à chercher la réunion du corps et de l’esprit, n’est-ce-pas ?

 

Le Roshi montrait son étonnement à la clairvoyance de la jeune femme.

 

-Oui… C’est de l’action inutile dans un espace qui est déjà sur la pente de sa destruction, confirma-t-il.

-Voulez-vous dire que toutes ces techniques nouvelles « de bien-être du corps et de l’esprit et leur réunification » sont inutiles.

-Elles sont plus qu’inutiles !... Elles sont une manifestation du Bam pollué pour se maintenir plus longtemps vivant !

 

Elle demanda encore, poussant le mouvement pervers vers son précipice.

 

-Mais cela peut produire tout de même un effet salutaire ?

-Non… Cela réduit encore la place dans le corps pour cette Force capable de changer la conscience et passer au-dessus du mensonge.

 

Elle insista.

 

-Mais « ils » se sentent bien !

-Oui... Ils se sentent bien… Et c’est bien là le noueux pervers !

 

Elle sourit. Cela était aussi son rêve.

 

-Pourquoi ?

-Parce qu’ils témoignent de l’évidence de leur confort dans le cadre de leur espace d’évidence organisé par le Bam pollué, rugit-il !... Mais ma fille !... Combien de fois faudra-t-il te rappeler ces conditions de fonctionnement essentiel du Bam : l’évidence des conclusions dans son espace d’évidence !

 

Un oiseau tenta de donner plus de voix. Heidi sentit aussi la sienne prendre de l’ampleur et elle ne s’étonna pas d’entendre les mots qui fusaient de sa gorge comme un chant car ils étaient dans son rêve :

 

-Je crois que vous aurez beaucoup de fois encore à me le rappeler, dit-elle en le regardant en souriant…

-Pourquoi, fait-il furibond ?

 

Alors elle joua le rôle de la gamine qui prépare une surprise.

 

-Mais pour vous permettre d’exercer votre structure de Maître, dit-elle en riant… N’est-ce-pas une structure qui aime répéter, répéter et encore répéter… Et se mettre en colère, encore et encore… n’est-ce-pas, Maître, dit-elle en rigolant.

 

Le Roshi resta interdit un moment, puis il éclata de rire.

Son corps perdit de la raideur et il s’appuya de nouveau à la paroi de bois derrière lui.

 

-C’est exactement cela, reconnut-il…

 

Il la contemplait, comme un petit enfant devant une nouvelle découverte.

 

- Aussi, si je te comprends bien… j’aurais à te remercier de ta généreuse attention à favoriser l’action de ma structure qui pourrait peut-être se rouiller dans l’inaction ?

-Peut-être, dit-elle en riant.

-J’apprécie donc à sa juste valeur tes questions ridicules que tu remets toujours sur le tapis et apprécie l’amour débordant que tu témoignes pour moi… continua-t-il à rire.

 

Le silence prenait une ampleur de bienveillance entre ces deux êtres qui tentaient de communiquer avec le cœur.

 

Puis le silence fut rompu car c’est aussi le rôle du silence de cesser, encore et encore.

 

-Cela ne va pas être facile pour Sophie, dit le Maitre dans des mots doux qui ne voulaient pas déplacer l’air glacé.

-J’ai eu ce rêve cette nuit, dit-elle… Elle a augmenté son refus.

-Oui… Elle avait la possibilité de commencer à faire éclater sa structure et elle la confirme au contraire dans sa résistance… Sa nouvelle réincarnation ne va pas être facile.

-Pire que celle qui serait survenue si nous n’étions pas intervenus ?

 

Le Maître sentait la peine de la jeune femme d’être intervenue dans cette nouvelle vie de Sophie.

 

-Oui, pire… Car elle a confirmé son refus à entrer dans le mouvement libérateur du Yam… Alors elle va être encore plus intégrée dans la logique du Bam et ses évidences créées de toutes pièces par l’intellect et l’émotionnel.

-Notre essai aura donc une conclusion aggravante sur son destin ? demanda Heidi qui se sentait un peu coupable car c’est elle qui avait lancé la demande.

 

Le Maître mit sa douceur dans ses mots pour elle.

 

-Oui… Mais c’est ainsi à chaque essai, dit le Maître… C’est gagné ou perdu !... Alors ne te fais pas de souci pour elle… Elle a reçu beaucoup plus que beaucoup d’autres et si elle a décidé d’envoyer tout cela aux oubliettes, ce sera son karma de demain.

 

Elle sourit. Cela elle le savait avec son cœur, mais il était bon que son cerveau reprenne les mots et les regarde.

 

-Alors si nous intervenons sur quelqu’un, nous pouvons aggraver sa vie ? demande-t-elle pour obliger son cerveau à regarder en face et ne pas produire d’émotionnel ridicule.

 

Le Maître comprit son essai et lui donna de l’aide.

 

-Toujours… ou l’inverse… Chaque action est modificatrice. Il n’y a rien de gratuit dans l’univers… Et tout est une action, une décision. Même ne rien faire est une action, une décision…

Mais si nous ne faisons rien, rien ne changera et ce sera la continuité de l’ancien…

Si nous faisons, nous pouvons changer les données du présent qui vont ordonner le futur… Mais cette action peut entraîner un karma aggravant… Voilà le jeu de la vie et de la mort de chaque instant.

 

Mais Heidi voulait imprimer dans son cerveau une conclusion plus définitive.

 

-Mais elle n’avait rien demandé ! dit-elle.

-Elle n’a rien demandé… Mais elle a accepté la proposition de modification… dit le Maître.

-Mais si nous n’étions pas intervenus ?

-Elle aurait vécu dans la vie suivante le refus qu’elle a validé maintenant… En définitive, nous lui faisons gagner du temps, dit le Maître

-Car elle va se retrouver dans des conditions de vie qui vont la provoquer d’avantage dans sa vie future ?

-Oui… C’est cela… Alors elle va se trouver plus vite dans une situation de vie l’obligeant à prendre une décision.

-Et si elle confirme son refus de la délivrance ?

 

Le Roshi resta la voix fermée et les mots ne furent pas créés dans son ventre.

Puis il dit avec la lenteur de celui qui prononce une vérité bouleversante.

 

-C’est un des grands problèmes de cet univers Bam : le refus à la délivrance !

-Alors, que se passe-t-il alors ?

 

Il laissa encore les mots venir de plus loin que lui.

 

-Seulement les conséquences de ce refus… On fait toujours partie d’un flux dans cet univers… Elle sera dans celui du refus et ce n’est pas une mauvaise place dans ce monde actuel, sourit-il.

 

Heidi fut étonnée de ce sourire qui naissait sur les lèvres du vieillard ; ce sourire était triste.

 

-Pourquoi ?

-Parce qu’elle sera toujours « contre » tous ceux qui proposeront ou ouvriront une nouvelle porte à la libération de l’homme…

Elle sera très sérieuse et vigoureuse devant toutes ces ouvertures qui semblent si dangereuses pour le Monde actuel…

Alors elle sera reconnue comme personne raisonnable et responsable, ce qui conviendra très bien à sa structure de Mère Terre qui a besoin de sentir autour de soi le respect et la reconnaissance des autres…

 

Elle comprit le sens des mots.

 

-Elle renforcera donc la puissance de cette structure dans le corps énergétique collectif de l’humanité ? demanda Heidi.

 

Le Maitre était étonné.

 

-Je constate que tu suis bien !… Oui, elle renforcera la puissance de cette structure et cette structure la protègera encore plus, ce qui lui conviendra très bien.

-Et en final ?

-Elle s’étouffera avec sa structure, comme tous les autres… Mais elle ne le sait pas et elle ne le saura jamais, dit le Maître.

 

Là, elle sait que l’on touche à l’essentiel du problème dans cet Univers.

 

-Pourquoi elle ne le saura jamais ?

-Parce que pour cela, il faut une autre Intelligence active dans le corps et elle aura refusé cette possibilité…

C’est le chat qui se mord la queue et qui ne sait pas que c’est sa queue… Tel est l’humour de la loi karmique, dit-il en souriant.

-C’est ce que l’on dit par : « chacun fabrique sa prison » ?

-Oui… Si tu prends le problème globalement … Mais c’est plus subtil que cela dans l’opérationnalité de l’énergie, dit le Maître.

 

Son rêve lui avait donné la réponse dans une caresse sans fin.

 

-Parce que c’est par le biais de la structure que les choix se font, n’est-ce-pas ?

 

Il fut encore surpris de la réponse de la jeune femme.

Il fut encore plus surpris de sa réponse à lui, une réponse qui voudrait reprendre le pouvoir des mots. Il perçut alors la puissance de sa structure de Maître qui voulait avoir toujours le dernier mot.

 

-Nous pourrions dire « par le biais des contentements programmés par la structure » dit-il… Cela serait plus opérationnel dans l’ordre du mouvement de l’Univers.

 

Heidi suivait le mouvement du Roshi.

 

-Alors, comment faire ?

-Il n’y a qu’une seule porte de sortie : relativiser chacune des sensations et émotions… Mais c’est difficile, dit le Maître.

-Pourquoi ?

-Parce que lorsque tu m’écoutes… tu comprends ce que je dis par utilisation de ton cerveau analytique, dit-il.

-Oui ? sourit Heidi car ces mots là étaient aussi dans son rêve.

-Mais lorsque l’action se passe, tu ne peux pas te servir de ton cerveau que tu utilises maintenant en m’écoutant, continua-t-il.

-Pourquoi ?

-Parce que dans l’action, lorsque la provocation de l’événement est là, tu ne peux pas dire : je ne suivrai pas les émotions, je ne suivrai pas mes sensations… mes pensées… Ou alors tu es déjà dans le contrôle cérébral.

-Alors ?

-Alors, il doit avoir d’abord existé en toi une Force d’une autre Dimension, que peut-être tu n’auras perçue qu’une seule fois ! et que tu prennes refuge en elle.

 

Cela elle le savait et cela était sa préoccupation de tous les jours et de tous les instants depuis le départ de son Ange.

Mais elle poursuivit car ces mots étaient dans son rêve.

 

-Comment ?

-Très simple… Tu lui dis : « Je t’aime »

-C’est tout ?

-C’est la Magie de l’Univers, dit le vieillard fatigué… Mais ce n’est pas facile, continua-t-il.

 

Elle savait combien cela n’est pas facile. Mais elle continua le mouvement déjà inscrit dans l’Univers.

 

-Pourquoi ?

-Car beaucoup disent : je t’aime, mais ce n’est pas vrai.

-Qu’est-ce-qui n’est pas vrai ?

-Ils n’aiment pas cette Force… Ils n’aiment pas cette Puissance de vie… Ils aiment les conséquences et les fruits de cette Puissance… afin d’aménager mieux leur Bam…

-Alors ?

-Alors ?... Ils disent « : je t’aime » au Bam mieux organisé et c’est le Bam qui rayonne sur eux car rayonne sur toi ce que tu regardes, et cela tu le sais.

 

Elle savait, et elle le dit.

 

-Je le sais, dit-elle, très sérieuse.

 

Il rit.

 

-Alors nous retournons à la case départ comme le dirait mon fils d’avant avec son humour à l’emporte pièce.

 

Elle avait son Ange devant elle.

 

-D’où le Porteur de la Force, dit-elle.

-Oui… D’où le Porteur de la Force… Et c’est sur cela que mon fils d’avant à travaillé : que chacun découvre cette Force en lui… Mais on ne peut obliger à voir celui qui préfère être un aveugle… Surtout lorsque la culture dominante qui l’entoure valide cet aveuglement.

-Je comprends en mon corps la réalité de vos mots, Maître.

-Alors cela est bien.

-Merci.

 

Elle se leva. Le vieillard courbait chaque jour d’avantage. Elle avait souci pour lui, et la nuit elle tendait souvent l’oreille pour entendre son appel s’il avait besoin d’aide.

 

 

 

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