Orientation terre

 

Le bon petit cheval

 

 

Elle porte bien son nom. Les chevaux sont courageux et vont jusqu'au bout de leurs forces jusqu'au don total, jusqu'à la mort. Tout d'un coup le cheval s'écroule, il arrête de fonctionner.

C'est une structure terre excessivement sérieuse, une structure à laquelle on peut faire confiance. Il est imaginatif des moyens à mettre en oeuvre pour que le travail qu'on lui a demandé soit parfait. C'est dans ce sens-là qu'on peut lui faire confiance.

 

Ce bon petit cheval va tirer un sillon bien droit, il va tirer la charrue en espérant que son travail va servir à nourrir la terre, qu'il y a quelqu'un derrière qui met des graines dans les sillons pour faire pousser quelque chose de correct.

Tu as des structures qui utilisent l'espace, les autres. Tu en as d'autres qui fabriquent l'espace, la force de vie. Et le bon petit cheval fait partie des seconds.

 

Comme tout bon petit cheval, quand il est trop chargé, tout d'un coup il s'écroule. Il ne sait pas dire non. Il en prend toujours sur les épaules, on le charge toujours un peu plus et il accepte.

Il invite même les autres à le charger car cet être est reconnu par le sillon qu'il trace, par la qualité du travail qu'il donne: il est amoureux de cette reconnaissance. il est donc demandeur de la charge, jusqu'au jour où il s'écroule parce qu'il est à bout de forces.

Il a besoin de la caresse le soir, du remerciement qui dit : « Nous vous avons bien travaillé ensemble » et pas seulement « Tu as bien travaillé » mais « Nous avons… ». S'il n'y a pas ce remerciement-là, cette structure n'est pas énergiquement nourrie. Elle est nourrie par le retour de la reconnaissance, du contentement. Elle n'a pas un nourrissage direct du Ciel. Son nourrissage est une reconnaissance de la Terre pour tout ce qu'elle fait pour la Terre. Si la Terre ne la reconnaît pas et l'utilise tout simplement comme un esclave, comme une machine, le découragement s'installe, il y a une perte de vitalité, une perte de tonicité. Mais, le petit cheval ne se rend pas compte de cette perte de tonicité car il est, par nature même, très vigoureux, très entreprenant, très imaginatif dans l'action. C'est ce genre de personnes qui vont être indispensables, qui ne font pas beaucoup de bruit mais qui participent complètement à un environnement. Mais, on ne reconnaît pas très bien, actuellement, dans nos systèmes sociaux occidentaux, la qualité du bon petit cheval tellement on est habitué à aimer ceux qui savent jouer avec le virtuel, avec les sensations, les imaginations, les idées. On a plus beaucoup d'intérêt pour celui qui fait doucement, tranquillement son travail.

 

Quand une structure du bon petit cheval vient nous voir c'est que, déjà, ça ne va plus bien du tout.

Il faut bien percevoir cette structure et la lui faire reconnaître, lui expliquer comment il fonctionne. Il se reconnaîtra très vite. Mais, ensuite, comment le sortir d'affaire ? Car c'est une structure à orientation essentiellement Terre. Il est nourri par la Terre, il est nourri par le remerciement que la Terre lui fait. Il ne sait pas trop ce que veut dire être nourri par le Ciel. Il ne sait pas trop ce qu'est ce Ciel. Lui ne sait pas vraiment ce qu'est ce rapport avec le Ciel. Il est courageux sur la Terre : un bon petit soldat.

 

Alors, en premier lieu, avec les deux premiers hommes de bronze il va falloir le protéger des autres, mais surtout de lui-même puisque c'est la faiblesse de cette structure de toujours proposer aux autres de leur rendre un service, de le charger un peu plus.

Ensuite, les hommes de bronze trois et quatre mettront en activation ses décodeurs pour qu'il puisse commencer à comprendre qu'il peut prendre une décision et faire un choix de son activité au regard de ce qui est important de ce qu'il aime. Donc, qu'il puisse savoir dire : « Non, car je n'aime pas l'espace que vous allez construire à partir de là. Et je n'aime pas votre manière de faire, d'utiliser l'espace que je laboure pour vous ».

 

C'est un très, très, gros travail avec les quatre hommes de bronze et le bon petit cheval.

Il suit très précisément l'orientation qu'on lui donne. C'est un travail amical, respectueux, gentil. C'est un travail d'un humain qui s'occupe d’un autre humain. Mais ce n'est pas un travail facile parce qu'il n'a pas la perception du Ciel. Donc finalement, que vas-tu faire pour lui : tu vas labourer le Ciel pour qu'il puisse percevoir qu'il peut mettre sa graine dans ce sillon. La plante qui va pousser sera dans le Ciel plutôt que sur la Terre et le remerciement qu’il attend, puisque c'est ainsi qu'il fonctionne, viendra du Ciel. Ça va lui redonner de la vie, du coeur à aller, ça va lui redonner de la vigueur. Il va être un pied sur Terre, un pied dans le Ciel. Il va essayer de labourer le Ciel sur la Terre et continuer son travail sérieux ainsi.

Ce travail est long.

 

On aimerait bien l'aider mais il faut que tu comprennes que c'est lui qui fait son propre malheur parce qu'il est lié à la reconnaissance. Sa nourriture est la reconnaissance. Alors, lorsqu'il n'a pas la reconnaissance de la Terre, il arrive chez toi et tu dois parvenir à lui faire percevoir la reconnaissance du Ciel. Mais ce n'est pas suffisant pour qu'il éclate dans le Ciel. Il éclatera dans le Ciel lorsqu'il aura mis fin à ce fonctionnement de la deuxième loi énergétique : le nourrissage par la reconnaissance, la mobilisation par la reconnaissance. C'est son problème.