Orientation terre

 

L'accompagnatrice

 

 

L'accompagnatrice porte bien son nom car c'est celle qui accompagne. C'est quelqu'un de merveilleux auprès d'un homme, auprès de tout un système social parce qu'elle peut accompagner autant un humain qu'une idée. Elle va l’aider à remplir sa mission et sa fonction.

 

L'accompagnatrice n'est pas seulement la structure qui est à côté. C'est quelqu'un qui a la perception très nette du rôle, du destin, de la mission de l’être ou de l'espace qu'elle accompagne et qui est très imaginative pour lui trouver les moyens de remplir ce contrat, ce destin, cette mission, cet objectif.

 

Sur le plan extérieur, on pourrait dire que c'est la magnifique secrétaire de direction. Elle a ce rôle intelligent et la possibilité de comprendre tout de suite le besoin, ce qui est nécessaire et va le mettre en place, va le faire fonctionner. Donc, c'est la secrétaire de direction qui est une indispensabilité pour le patron. Il trouve les choses à la bonne place au bon moment.

C'est assez difficile lorsque je parle de secrétaire car on pourrait dire qu'il y a la secrétaire et le patron. Mais, dans la réalité fondamentale, l'accompagnatrice n'est pas derrière l’être qu'elle accompagne, elle est avec lui, à côté de lui. C'est un partenariat. Ce n'est pas une hiérarchisation.

Ce qui donnerait l'impression d’une hiérarchisation et non d’un partenariat c'est que l'accompagnatrice n'a pas la capacité de créer elle-même un espace. Elle n'a pas la capacité de créer pour elle-même un destin. Elle est accompagnatrice d’un destin. On la prend donc comme quelqu'un qui est en deuxième main par rapport à l'action principale. On ne voit pas que cette action principale n'aurait pas pu se déployer sans elle, et peut-être même ne pas exister car c'est sa présence à elle, qui provoque l'enthousiasme à l'action.

Celui qui se lance dans une course a besoin d'une intendance derrière. Sans l'intendance, il ne peut pas être devant, derrière et au milieu. Lorsque l’intendance est là, il peut faire la course. C'est pour ça que je te parle d'un partenariat.

Cette assimilation de premier et deuxième, de leader et de second, est encore une forme d'analyse très linéaire du système reptilien. En final, si on regarde réellement, la vie est spatiale. Il n'y a pas un devant, un derrière, un dessus, un dessous. Cette spatialité c'est toutes les motivations, toute cette interaction des phénomènes, qui constituent un espace dans lequel les choses peuvent vivre. Le monde est en partenariat. Lorsque l'on commence à percevoir cela, la vie commence à devenir franchement belle car TOUT a son utilité.

L’arbre, sans la Terre autour et tout ce qui le nourrit, n'existerait pas. Le cerveau reptilien est toujours à la recherche de sécurité et du chef. Il est le fabricant de la hiérarchisation sociale et mentale. Mais finalement cette hiérarchisation n'existe pas. C'est un virtuel, un imaginaire constitué pour articuler un espace qu'on veut contrôler, diriger.

Quand on perçoit cela, on a une ouverture de coeur très nette. L'accompagnatrice permet de le comprendre, d'abord pour elle-même puis pour celui qu’elle accompagne.

 

Le monde ordinaire dit que ce n'est qu'une bonne secrétaire ou une bonne épouse. C'est comme lorsqu'il y a un bateau à voile qui fait de jolis mouvements sur le lac. C'est très beau. Tout le monde est en train d'admirer les évolutions du bateau. Sauf que sans le lac il n'y a pas de bateau; sans eau sous le bateau et sans vent il n'y a pas d’arabesques. Le lac est l'accompagnatrice. L'homme ordinaire ne voit que le bateau. Mais l'ennui c'est que celui qui dirige le bateau peut aussi être un homme ordinaire et ne plus percevoir, comprendre que s'il peut évoluer c'est parce qu'il y a de l'eau dessous, qu'il y a un lac. Ça crée toutes ces difficultés de compréhension: quel est le rôle de cette accompagnatrice, quelle est son indispensabilité?

 

L'accompagnatrice a une faiblesse. Elle est une structure Terre qui par essence même, comme toute structure Terre, n'est pas complète, c'est-à-dire qu'elle n'a pas la capacité de créer son propre espace. C'est pour ça que ce n'est pas une structure du Ciel parce que l'essence même du Ciel c’est la création spontanée et immédiate de l'espace et de l'enthousiasme qui s'y trouve lié. Donc, elle a l'obligation de faire un accouplement. C'est là où il y a une grande difficulté pour elle parce que cette femme doit rencontrer un homme qui a un destin.

 

Un destin est une volonté de vie, une volonté à entreprendre, c'est vouloir faire quelque chose, créer quelque chose.

 

Ce n'est pas être un légume. Donc, l’accompagnatrice qui se mettrait avec un monsieur, comme c'est trop souvent le cas, hélas, qui avec le travail bien sérieux au bureau, la télé le soir avec les films et le match de foot avec son verre de bière, n'a pas un destin. Et avant qu'elle se rende compte, par l'intermédiaire d’un cancer du sein qu'elle est en train de perdre son temps et de se dévaloriser, parce que sa générosité est brimée, inutilisée et non reconnue, il faudra du temps.

Quand je prenais l'exemple du bateau sur le lac, le lac est content que le bateau évolue sur lui. Sans la voile il a l'impression d'être imbécile et complètement inutile. Elle peut se laisser couler facilement vers cette forme de dépression ou faire son travail tranquillement, sans passion puisqu'elle accompagne. Elle va servir la famille, le mari, le linge, les courses, les vacances.

Mais, tranquillement, elle va se dévaloriser. Elle ne va pas comprendre pourquoi elle a ce malheur, cette tristesse toujours en souterrain à l'intérieur d'elle. Elle sera dans une dépression permanente qui ne se voit pas car elle fera son travail avec une forme de tonicité mais elle n'aura pas cet enthousiasme, cette joie, ce bonheur à faire.

 

Alors, c'est difficile pour l'accompagnatrice de trouver quelqu'un à accompagner. C’est parce que c'est difficile qu'elle a sa chance d'aller au Ciel. Si elle ne peut pas accompagner un homme, une structure sociale, elle peut comprendre qu'elle peut s’accompagner elle-même. Elle peut comprendre qu'il y a une beauté à l'intérieur d'elle, qu'elle est issue de la Force du Ciel et que puisque les hommes ne veulent pas aller dans leur destin parce qu'ils préfèrent le foot, la bière et le mensonge et toute la forme de sécurité, il y a un Ciel à l'intérieur d’elle qui a toujours, lui, l'impulsion, la demande d'être accompagné pour pouvoir vivre sur la Terre.

On peut donc transformer cette magnifique structure de la Terre en magnifique structure du Ciel parce qu'elle va s'accompagner elle, et ainsi son enthousiasme va renaître. Elle va être cette belle voile, qui fera des arabesques sur le lac qu'elle est. C'est un joli cheminement.

On peut amener cette accompagnatrice, qui par essence même cherche à faire un couple, à s’accoupler avec elle-même, avec sa force de la Création. C'est elle, qui peut percevoir très fortement le compagnon de lumière qu'elle a et faire un accouplement à tous les niveaux avec lui et rencontrer une beauté, une jouissance sensuelle et sexuelle à la vivre, un orgasme permanent.