Orientation Ciel

 

Père du Ciel

 

 

Il y a les mots : père et Ciel.

Le père est le pourvoyeur de biens : pourvoir en biens, donner l'assurance matérielle, l'environnement, permettant à la famille de fonctionner. Mais, au niveau Ciel, ce père pourvoit l'environnement de biens, pas seulement pour amener un confort matériel, mais pour faire en sorte que ces biens constituent un terrain d'envol vers le Ciel et un terrain d'atterrissage du Ciel. En d'autres termes, le père du Ciel est celui qui va constituer un environnement que j'appellerais un aérodrome.

Quel est le souci du père du Ciel ?

 

C'est de constituer un espace matériel permettant, à l'enfant, puisque c'est un père, d'avoir une base sur laquelle il peut s'envoler vers le Ciel.

Mais, le problème n'est pas d'amener quelqu'un à s'envoler vers le Ciel parce que là, je dirais que c'est encore relativement facile. Mais, pourquoi l'enfant va-t-il vouloir aller vers le Ciel? C'est parce que c'est un terrain d'atterrissage qui lui est, aussi, donné : il sait qu'il peut revenir en toute tranquillité, en toute sécurité après son envol, après son voyage. C'est pour ça que je parle de terrain d'atterrissage, beaucoup plus que de terrain d'envol. C'est à ce niveau-là que la relation avec la mère, et principalement avec la mère du Ciel est un état magnifique. S'il y a un assemblage entre eux, c'est-à-dire un accouplement pour constituer le premier des espaces, qui est celui de la famille, la mère, lorsqu'elle a été reconnue et protégée par le père, va donner courage à l'enfant pour aller faire son envol vers le ciel. Quand cet accouplement est réalisé, alors, il y a un bénéfice, un rayonnement fantastique pour la Terre, il y a du bonheur sur la Terre. C'est un bienfait sur la Terre. C'est un aérodrome royal et divin.

 

Je ne vais pas m'étendre sur l'accouplement, la relation, la complétude entre le père et la mère du Ciel car le plus souvent l'une de ces structures se trouve solitaire parce qu’elle est accouplée avec une forme énergétique qui n'est pas en partenariat. Le plus souvent, elle est accouplée à une structure qui se nourrit d'elle, qui a besoin d'elle, qui se sécurise d’elle, mais qui n'est pas particulièrement participante à son action et à son enrichissement.

Je vais donc regarder le père du Ciel tout seul car le plus souvent il est seul avec sa préoccupation.

Il n'a aucun doute sur la qualité de sa présence et la qualité de son action. C'est un être qui a cette sécurité d'être qui naturellement en impose aux autres. Il a ce calme, cette présence qui fait qu’il n'agit pas beaucoup. Il fabrique un aérodrome. Il agit beaucoup moins que la mère du Ciel, qui elle, va devoir s'occuper presque au quotidien des problèmes. Lui, c'est la constitution même de l'environnement. En d'autres termes, si je pouvais faire encore une petite assimilation avec la mère du Ciel, si la mère prend dans la soupière cette soupe qu'elle répartit à chacun en fonction de leurs besoins, le père a été le fabricant de la soupière et de son contenu.

Il donne donc les moyens matériels, d'environnement et d'espace pour qu'on ait envie de faire décoller son avion pour sa vie. Donc, ce n'est pas quelqu'un qui est interventionniste dans les indications. Il crée le terrain d'envol et d'atterrissage et sa présence même est rassurante. Il a une compréhension intuitive de ce que l'autre est. Il ne donne pas beaucoup de conseils mais s'occupe de la vitalité de l’être qui est dans l'espace qu'il a constitué. Il est un complément magnifique de la mère du Ciel puisqu’elle est la guérisseuse de l'enthousiasme. Lorsque l'enthousiasme, qui est ce caractère principal de la présence du Ciel sur la Terre, est attaqué, la mère du Ciel est la guérisseuse. Le père du Ciel, lui, est le pourvoyeur de la vitalité de base, la vitalité à agir. Ce qui fait que dans toute son action avec les hommes, dans son quotidien, il sera toujours dans une situation où il va toucher la vitalité. Par exemple s'il est médecin, parce que ce sont des structures naturellement d'aide à la bonne santé de l'humanité, ce sera un médecin plutôt spécialisé vers les reins car ce sont les organes de la vitalité énergétique, de la vitalité de l’être. Ça peut être aussi un spécialiste du cœur. Il ne sera pas un spécialiste du foie ou quelqu'un qui va s'occuper de la réadaptation fonctionnelle du pied, des os ou des articulations.

 

Toujours sur le plan de son activité sociale, c'est quelqu'un qui va avoir une communication essentielle, de cœur à cœur et qui va être adapté dans ce qu'on appelle les ressources humaines, le patrimoine humain. C'est une structure qui sait orienter la vie professionnelle des gens. Cet homme-là a la capacité de mettre en relation les uns et les autres afin que tout fonctionne bien pour la vitalité globale, c'est-à-dire pour l'espace dans lequel va s'exercer l'action.

 

Donc, il a trois points d'appui : la perception, l'envie de faire et l'imagination pour trouver les moyens d’action.

 

Mais il n'est pas un guérisseur ; c'est par essence même un créateur d'espace. Et cela sans stress. Surtout sans stress. Donc, c'est un homme paisible et rassurant, et très naturellement on l'aime.

 

Le danger est qu'il devienne trop un grand débonnaire et qui va intervenir de moins en moins. Il peut laisser faire les choses, il peut laisser trop mal décoller de son aérodrome ou trop mal atterrir. C'est là où il y a un danger pour ce père du Ciel, le danger d'intervenir trop tard.

 

Si je voulais résumer les inconvénients, je dirais que c'est un être relativement fragile parce que son contentement, son bonheur, est lié à la perfection du vol de ceux qu'il fait décoller et atterrir de son espace. C'est son bonheur : voir quelqu'un prendre sa vie en main, sa vitalité. Mais, s'il y a dans son espace des personnes, et trop de personnes, qui sont timides dans leur mouvement, dans le déploiement de leur vitalité, ça le fait souffrir. Donc, à ce niveau-là il est fragile. S'il ne s'en rend pas compte, il peut devenir trop douloureux.

Alors, il faut, lorsqu’on l'accompagne, bien lui préciser et lui montrer qu'il ne faut pas qu'il hésite à bousculer l'espace, c'est-à-dire à changer l'espace.

 

Voilà l'essentiel de ce que je pourrais te dire sur cette structure.