CERCLE EXTERNE DE LA CONNAISSANCE

Donné à Heidi

 

2° loi énergétique

 

Ainsi tu es revenue !

A voir ta mine réjouie et le soleil qui danse dans tes yeux, … tu dois être émerveillée de la constatation, des constatations que tu as faites sur toi et sur les autres, émerveillée d’avoir entre les mains cet outil, ce moyen magnifique de percevoir ce qui existe, de percevoir ce que tu fais et ce que les autres font sur toi, … étonnant, n’est-ce pas, très étonnant ! , …

Etonnant aussi que ce soit une constatation, c’est à dire une perception immédiate des faits sans l’intermédiaire de la pensée qui juge, analyse, catalogue, …

Tu as remarqué que la pensée intervient après ? Elle se saisit toujours de la constatation et ensuite elle la fait agir dans son propre petit monde de l’organisation de l’univers ; mais pour l’instant ne te soucie pas de cette pensée qui récupère tes constatations…

 

CONSTATE TOUT SIMPLEMENT…

 

Reste dans cette Présence et tu as vu que c’est difficile d’y rester parce que tu remarques que tu retombes régulièrement dans le même trou… lorsque tu perçois comment tu t’es nourrie dans une situation ou que d’autres ont pu se nourrir de toi… tu constates en même temps, qu’il est très difficile que cela ne se reproduise pas.

 

En fait, cela se reproduit toujours et c’est là, l’un des premiers pièges, parce que, lorsque l’esprit perçoit cette reproduction systématique du même mouvement alors, il veut te faire revenir à l’ancien système de la règle, celui où tu dois diriger ton comportement…

C’est difficile de ne pas retomber dans ce système de la règle, parce que c’est confortable, parce que c’est la sécurité, parce qu’on croit ainsi, qu’on va obliger son esprit, qu’on va obliger son comportement à agir d’une certaine manière, …

C’est vrai, on peut l’amener à agir, mais on ne se libère de rien. C’est comme si on mettait le problème au fond d’un tiroir et puis on met un double tour de clé bien solide, et ensuite, on dit « bien maintenant, cela n’existe plus ». Mais cela continue à exister, et un jour, la serrure saute, parce qu’il existe un inconvénient important dans la vie, il y a un évènement qui fait sauter, de nouveau, tous ces verrous mis en place par l’esprit, et on se retrouve à la case départ, on perçoit que tous ses problèmes, et bien, sont toujours là, et on a les mains vides, entièrement vides !

 

Là pour l’instant, tu es en train de constater qu’il est difficile d’empêcher l’esprit de te faire retomber dans la règle. Cette constatation, cet état de Présence suffit à changer intégralement ton système de perception, ton système d’action sur le monde, ton système de nourrissage …

 

Comprends bien, c’est excessivement important, … au départ, il y a la SINCERITE absolue de vouloir arrêter tout ce mécanisme de la souffrance, tout ce mécanisme du manque, cette perception de ne pas être complet, cette perception de passer continuellement à côté de l’essentiel …

CA, c’est la porte au flux de la Dignité, au flux de la Création… c’est une porte très étroite, parce qu’il est fort difficile de maintenir VIVANT cette sincérité car l’esprit cherche toujours à te ramener à des règles, et dès que tu rentres dans une règle, tu n’es plus une personne de première main, tu es une personne de deuxième main... Il y a quelqu’un qui a établi une règle, il y a quelqu’un qui a dit que c’est comme ça que tu dois te comporter et tu rentres dans son mécanisme et tu n’es plus dans le tien, tu n’es plus dans la finesse de cette perception, tu as détruit tout ton élan de la découverte, tu as détruit toute ta spontanéité à ta recherche.

 

Alors il est excessivement important de maintenir constamment cette sincérité, il est donc très important que tu restes toujours très intime avec ta souffrance, que tu restes très intime avec ta béance ; faute de quoi, le moyen que tu utilises, va devenir primordial et ne va plus être seulement un moyen mais une règle, quelque chose de très important ;

 

Comprends bien et fais l’essai, promène-toi sur une plage et cherche un joli coquillage ou un joli caillou, ensuite tu le mettras à un endroit que tu aimes bien, sur le manteau de la cheminée ou sur une petite table de chevet à côté de ton lit. Tous les jours, tu mettras une petite fleur ou un peu d’encens devant ce coquillage avec une jolie pensée pour la beauté du monde… Ce n’est qu’un coquillage ; mais tu percevras, de proche en proche, jour après jour en portant attention à lui, il va devenir important pour toi …

L’exercice est maintenant le suivant : trois mois plus tard, tu devras prendre ce coquillage et le relancer à la mer ou dans le lieu où tu l’as pris. Tu constateras que c’est très très très difficile. C’est ainsi que vous constituez vos idoles, c’est ainsi que vous vous accrochez au moyen, alors que le moyen doit rester fluide.

Il n'y a que la SINCERITE qui doit se maintenir… et si tu es sincère pour la beauté d’un coquillage, pour la beauté du monde, et bien, tu peux changer continuellement de coquillage, tu changeras de moyen mais tu resteras avec le même mouvement de la Dignité…

 

Et là, c’est la même chose qui se passe ; l’esprit cherche toujours à te ramener à la règle, l’esprit cherche toujours à te soustraire à cette Présence qui te permet la constatation des événements. Le seul moyen de l’empêcher, le seul moyen pour que cela ne se passe pas, et bien, tu dois rester dans ta sincérité, tu dois rester intime avec ta douleur, tu dois rester intime avec ta béance, voilà le premier mouvement !

 

Ensuite au lieu de se précipiter dans les règles, pour régler ce problème de répétitions de ton action, de ton élan à agir de certaines manières, de la possibilité des autres à agir sur toi - car sache bien que s’ils agissent ainsi c’est qu’il y a un tambour en toi qui leur permet de faire cela - au lieu d’aller dans le secours de la règle, il faut comprendre le mécanisme de fonctionnement de la deuxième loi énergétique fondamentale. Cette deuxième loi énergétique fondamentale est issue de la première, on pourrait dire que c’est la fille de la première, et on l’appelle la Création de l’objet énergétique….

 

Qu’est-ce que c’est un objet ? qu’est-ce que c’est qu’un objet énergétique ?

 

Je vais prendre un exemple : un enfant, un petit enfant entend dire « maman est malade » ; pour lui, cela ne veut pas dire grand chose ; « maman est malade », c’est un fait. Mais en revanche, ce qu’il constate, c’est l’agitation, l’affolement qui s’installe autour de lui. Les personnes plus âgées sont en affolement ; ça pose un problème, « maman est malade » !!!!

Et l’enfant se retrouve incorporé à une vibration émotionnelle et émotive qui le surprend… mais ce mouvement émotionnel et émotif remplit l’espace, c’est un véritable « smog » et bientôt, l’enfant va sentir une boule dans son plexus, il va sentir une forme d’angoisse, il va respirer cette dimension émotionnelle.

Pour lui, il n’y aura plus seulement le simple fait que « maman est malade », il aura cette énorme boule énergétique qui est « maman est malade », qui est l’émotion des autres, leur panique, … et c’est ainsi que se constitue l’objet énergétique qui est un développement fantastique sur le plan émotionnel et affectif du simple « fait ».

 

Le fait initial est tranquille, il est simple, c’est un fait; ça c’est l’objet énergétique. Ensuite, on constitue, autour de cet objet naturel, cette enflure du fait initial à travers toute l’enveloppe émotionnelle et affective que l’on crée … et pour l’enfant, plus tard, lorsqu’il entendra « maman est malade », c’est immédiatement cet objet, cette enflure énergétique qui va se mettre en place dans son ventre et dans son plexus, la panique s’installera à l’intérieur de lui, la peur, l’angoisse, etc.…

… et c’est ainsi que d’un fait tout simple, on crée l’objet énergétique émotionnel, mais c’est cet objet énergétique émotionnel qui agit dans ton quotidien, c’est celui qui fait ton mécanisme de nourrissage à l’autre.

 

Tu comprends, cela serait facile, si les faits étaient toujours simples, si le fait n’était que le fait, mais, en fait, l’homme ne vit pas au niveau du fait, mais au niveau de l’émotion, et c’est cette enflure émotionnelle qui agit immédiatement, …

 

C’est ainsi qu’il est dit que vous vivez toujours dans un rêve, dans une illusion, …vous ne vivez pas avec les faits, vous vivez avec les faits émotionnels, avec l’objet énergétique émotionnellement créé, … et c’est ce fait émotionnel, qui agit continuellement dans votre système comportemental sur l‘événement, c’est ce fait-là qui agit dans le système de nourrissage entre vous ;

… et c’est pour cela qu’il est très difficile d’arriver à vous soustraire à cette répétition d’actions parce que ce n’est pas le fait lui-même qui vous fait agir ; c’est le fait émotionnel qui est le véritable conducteur de votre action.

 

Selon l’image que je t’ai pris hier, avec cette scène, ce théâtre, où toi, tu es spectatrice assise sur les sièges devant, et bien, il y a le fait que vous regardez qui est en avant de scène, ce sont les acteurs qui sont là, vous croyez que vous agissez, que vous vivez avec cet acteur-là...

Dans la réalité, derrière le rideau, c’est le fait émotionnel qui dirige la manœuvre et voilà, pourquoi tu as pu le constater, tu es conduite à aller répéter les mêmes pulsions, le même mécanisme de nourrissage, malgré ton système de constatations, … et c’est cette peur de l’objet énergétique qui, en souterrain, te conduit et t’amène à aller rechercher une règle de sécurité pour pouvoir maîtriser ton action.

 

Mais il ne faut pas aller chercher une règle, il faut comprendre tout son mécanisme de création et de construction à l’intérieur de ton système énergétique, parce que, pourquoi cet objet énergétique, ce fait émotionnel, peut reconduire, de proche en proche, et quotidiennement ton action ?

Je vais continuer à utiliser l’exemple de cet enfant : pour lui en premier lieu, « maman est malade », c’est un fait, c’est simple, c’est tranquille, ensuite en second lieu, il y a la création de l’objet énergétique, de l’objet émotionnel, qui est une enflure et une déformation complète du fait originel, par rapport à tout le système affectif de l’environnement. Et donc, la première démarche, la première incrustation de cette déviation de l’esprit, c’est lorsque l’enfant réagit et ressent immédiatement l’effet de l’objet émotionnel lorsqu’il entend le fait initial « maman est malade » ; et immédiatement, la boule, l’angoisse est à l’intérieur de lui, le souci est à l’intérieur de lui ; ça c’est le premier mouvement !

 

La première création, c’est cette création qui a été conduite et organisée par l’environnement dans lequel l’enfant baigne.

 

Ensuite, tu le percevras plus tard à travers des techniques très précises que je vais te donner, on est venu sur terre, l’enfant est venu sur terre, pour participer avec un élan amoureux, et cet élan amoureux, cette participation s’exerce d’abord, sur son premier environnement, c’est à dire les parents, la famille. Et cet enfant qui n’analyse pas du tout le phénomène de la création de l’objet énergétique, perçoit cette création comme une action normale, une habitude de vie de cet environnement et de cette famille, et comme tout enfant qui veut bien faire, qui veut participer, alors il se précipite à réorganiser à l’intérieur de lui, le fait énergétique, le fait émotionnel, au delà du fait simple, du fait naturel.

 

Tu comprends, c’est la deuxième démarche, qui est une démarche amoureuse de l’enfant pour son environnement,

 

… il va lui-même se mettre spontanément dans des états émotionnels qui correspondent à la méthode émotionnelle, au sens émotionnel de l’environnement dans lequel il est pour dire « voyez-vous, je fais comme vous, je suis comme vous, je suis l’un des vôtres ».

 

Je vais te prendre un autre exemple pour que tu perçoives encore mieux ce phénomène très précis: Quand tu es invitée chez des amis pour quelques jours et bien, tu te plies à leurs règles. S’ils se lèvent le matin à huit heures, tu ne vas pas dire, « ah moi, c’est à six heures et demi que je veux mon petit déjeuner » ; tu te plies à leur mécanisme, c’est naturel et c’est normal.

En plus, si tu les aimes, tu vas chercher à comprendre leur mécanisme, tu vas les accompagner dans le mouvement, tu comprends ?

C’est le fonctionnement amoureux de la première loi énergétique, tu vas les accompagner dans le mouvement, et c’est ça qui est quelque chose de terrible, puisque c’est le fonctionnement amoureux, c’est le fonctionnement dans la Dignité de la première loi énergétique qui va permettre la manipulation de l’être par son environnement et la création de l’objet énergétique émotionnel. Perçois-tu l’importance de tout cela?

Tu aimes cet environnement, tu vas donc faire comme lui. L’enfant va faire comme les adultes et il va commencer à être bien éduqué et être reconnu comme bien éduqué lorsque, spontanément, de lui même, il va créer l’objet émotionnel en se soustrayant au fait simple, normal, naturel de base. Il sera donc reconnu par l’environnement, en fonction de la qualité de l’objet émotionnel qu’il va créer selon les modalités de création et de mouvement de l’environnement dans lequel il est.

 

Et là, c’est ce deuxième piège.

 

Par cette deuxième perversion, il est rentré dans le domaine de la reconnaissance. L’environnement va le reconnaître à partir du moment où il va parfaitement reconduire et reconstituer les faits émotionnels, l’objet énergétique émotionnel selon les conditions parentales et familiales, ou d’une manière générale, de son environnement.

 

Et ainsi, sans s’en rendre compte, pour être reconnu, pour faire partie de la famille, du groupe, l’enfant va de lui-même, mettre en place à l’intérieur de lui, le système émotionnel qui est un objet directeur, un fil directeur de la famille et c’est ainsi, que l’on peut dire « tiens, lui il est bien de telle famille ». C’est ainsi que la famille reconnaît aussi son rejeton par rapport à la création de cet objet émotionnel. Cette création va se faire à l’intérieur de lui, il va même pouvoir se rendre malade, transformer continuellement son système physique et affectif, tout son élan naturel à la vie, pour participer à l’environnement dans lequel il est, pour être reconnu par lui…

 

Par ce souci de reconnaissance il va être manipulé et il va l’être sur le meilleur de lui-même parce qu’il est venu pour aimer le monde, il est venu pour participer au monde, et donc il est normal qu’il commence à participer à ce qui existe là, et à vivre selon le mouvement qui est là, de son environnement parental, de son environnement familial et sans s’en rendre compte, il va perturber continuellement tout son système de la constatation, toute son intelligence intuitive. C’est ainsi que l’enfant, de très rayonnant au début, va petit à petit s’éteindre, et devenir un objet social, un objet familial. Il est piégé par le phénomène de la reconnaissance, parce que si à un moment donné, il perçoit qu’il est dans une voie fausse, qu’il est dans un système de création émotionnelle faux, et qu’il commence à regarder différemment, à constater différemment, c’est à dire à développer cette Présence dont je te parlais hier et que tu perçois déjà physiquement à l’intérieur de toi, alors l’environnement va être sourcilleux, parce qu’il va percevoir qu’il y a une autre règle du jeu qui s’installe à l’intérieur de son espace, et si l’écart devient trop important, l’environnement dira à l’enfant :« tu n’es plus mon fils, je ne te reconnais plus » et pour l’enfant, cela va être intolérable, parce qu’il est venu pour participer à un environnement, il est venu pour être amoureux de la vie, et il ne peut pas concevoir qu’on puisse lui dire « je ne te reconnais plus, je ne t’aime pas » et cela va être terrible pour lui et dans la fragilité émotionnelle dans lequel il est, et bien, il va abandonner son regard, il va abandonner sa constatation…

Pour continuer à être reconnu, et pour continuer à être bien reconnu, il faut être créateur de l’objet énergétique qui est la base émotionnelle de la famille … il va en rajouter, il va montrer qu’il sait même mieux faire que les autres !!!!

Le tout petit de l’homme passe systématiquement par cette phase, mais va-t-il pouvoir se tirer d’affaire ? Va-t-il pouvoir mettre fin à cette situation perverse de la reconnaissance qui conduit systématiquement à la reconstitution de l’objet énergétique, à la reconstitution de l’objet émotionnel?

 

C’est très difficile parce que dans l’exemple que je te prends, il y a une action de l’extérieur sur l’enfant, mais cela ne se passe pas seulement à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de l’enfant, qui petit à petit, conduit et fabrique une image de lui-même, fabrique un système de conduites émotionnelles. Il fait sa propre carte routière de son circuit énergétique et donc, en finalité, le danger et l’adversaire à la Dignité, c’est la reconnaissance que l’enfant va avoir par rapport à lui-même…

 

Comprends-tu l’importance de cela ?…

 

Lorsqu’à travers des constatations, l’enfant devenu adulte, percevra des difficultés comportementales, il constatera d’abord, l’action de l’extérieur sur lui mais ensuite, il constatera l’action de lui-même sur lui-même.

 

Et il y a peu de personne au monde capable d’accepter de regarder sans sourcilier tout son système émotionnel et affectif. Parce que le problème est bien là, lorsqu’on finit par ne plus agir avec la même ritournelle, il y a une modification en même temps de tout le système émotionnel et on perd ses points de repère, on perd ses bases, parce que se trouve attaquée systématiquement l’image que l’on a de soi, et cette image que l’on a de soi, est terriblement forte, terriblement forte, et rares sont ceux qui veulent bien naviguer dans cette mer nouvelle où ils vont quitter des rivages sûrs, certains, malodorants peut être mais certains, pour aller dans cette incertitude, dans ce monde où ils n’ont même plus une perception de leur propre existence parce qu'autre chose se passe et les règles du jeu sont différentes.

 

Et c’est vrai qu’il existe une terre sûre, une autre terre, il existe un espace de Silence dans lequel la pensée, dans lequel l’esprit n’a pas sa place, et c’est là où l'on retourne, où l'on revient à sa dimension originelle, au mouvement harmonieux et souple avec la Dignité comme lorsque tu nages dans un fleuve et que tu te laisses conduire par le courant, un peu à droite, un peu à gauche, ça fait rien, tu es dans le fleuve et tu es dans le mouvement.

 

Mais il est terriblement difficile d’attendre ce nouveau rivage, que cette terre sûre apparaisse, lorsqu’on est dans cette destruction de son image initiale. L’esprit tente continuellement de te remettre dans un système de règles et de comportements, différents peut être, afin de te redonner, te re-fabriquer une terre sûre. Mais cette nouvelle terre fabriquée par l’esprit, n’est pas plus sûre que le précédente.

Elle a seulement un autre système de règles du jeu, et parce qu’elle a un autre système de règles du jeu tu crois que tu abordes un autre rivage, une liberté.

… il n’y a aucune liberté là, il y a seulement un mécanisme différent de la fabrication de l’objet émotionnel et c’est ainsi, que tu peux passer de shopping en shopping, de boutique en boutique…. de spiritualité en spiritualité…

… et à chaque fois, tu as le sentiment de rentrer dans une liberté nouvelle. Mais ce sentiment n’est que le résultat de l’abandon de tes contraintes apparentes mais tu ne te rends pas compte que tu es en train de t’en fabriquer d’autres, tu es en train de rentrer dans un autre schéma de construction émotionnelle…

Tu es rentré dans une autre famille, tu vas avoir la dimension de cette famille, son odeur, son vêtement. Tu seras aussi reconnu par la famille. Tu n’auras rien changé, … seulement changé de vêtements, … mais à l’intérieur de toi, tout le mécanisme de la création de l’objet émotionnel continuera à fonctionner pleinement et c’est ce mécanisme-là, par la création de l’objet émotionnel qui est celui qui agit sur la première loi énergétique, qui te conduit à te nourrir d’une certaine manière, des autres, et qui conduit aussi les autres à se nourrir de toi, …

 

Alors, si tu veux mettre fin à tout ce processus pervers, il faut agir sur la reconnaissance, c’est le maillon le plus faible de ce système.

 

Tu ne peux pas agir contre l’amour participation, autrement tu vas te tuer. Tu es venu pour participer à la vie, alors inutile d’aller dans ta montagne, dans ta petite grotte en disant : « moi je ne participe plus à rien, je vais voir Dieu », ... tu ne trouveras pas Dieu là-dedans, tu ne trouveras que tes perturbations, et ton malheur et tu te dessécheras.

 

Donc il te faut participer … IMPERATIVEMENT il te faut participer, et tu es venu pour aimer le monde, et la recherche de ta Dignité Originelle doit se faire dans la gaieté, faute de quoi ce n’est pas la peine! Si tu dois devenir triste et sèche, alors va au café, va au bal, fais-toi baiser … mais surtout, ne deviens pas sèche et rigoureuse !!!!

…ne cherche pas les moyens, ne t’occupe pas des moyens, ne t’occupe pas du coquillage que tu vas utiliser à un moment donné … utilise-le lorsqu’il est nécessaire et jette-le lorsque tu n’en as plus besoin … avec un grand respect !

 

C’est lorsque tu veux traverser une rivière. Tu as un fleuve devant toi, tu vas fabriquer une barque et tu vas le traverser. Quand tu vas être de l’autre côté et que tu as le désert devant toi, tu as une terre à perte de vue, pour marcher;

est-ce que tu vas prendre la barque sur le dos ? Non, tu vas la laisser là et tu vas continuer par d’autres moyens, tu vas peut être trouver un chameau, un cheval, ou seulement tes pieds.

 

Alors agis ainsi, vis continuellement et pour échapper à la modification de l’enveloppe, des vêtements continuellement changeants, pour échapper à cette attirance à faire du shopping… alors il te faut mettre fin impérativement à la reconnaissance, que tu n’aies plus envie, que tu n’aies plus de souci d’être reconnue par qui que ce soit…

 

D’abord ce travail se fait vers l’extérieur par cette sincérité à mettre fin à cette douleur qui est à l’intérieur de toi, à combler ce manque, cette béance originelle que tu perçois à l’intérieur de toi. Tu développes automatiquement ta Présence. Alors reste relaxée dans ta présence, regarde d’abord l’extérieur, regarde comment l’extérieur vit, comment les autres sont, constate la minablerie dans laquelle ils sont, et une fois que tu as perçu cette minablerie, est-ce que tu vas dire « je veux être reconnu par cette minablerie »?

 

Regarde-le monde autour de toi, va dans un supermarché, écoute deux personnes en train de discuter, avec un caddie plein de bières, de conserves… elles vont toujours parler de la méchanceté de quelqu’un d’autre, … que l’autre, il n’est pas bien, … mais à qui vont-elles le dire, à qui sont-elles en train de le dire et bien, à quelqu’un d’identique qui n’est pas meilleur que l’autre que l’on critique... C’est ainsi que vous vous critiquez mutuellement auprès de personnes qui ne sont pas meilleures, qui ne sont pas plus respectables.

 

Constate la difficulté à ne plus être reconnu par ces gens qui sont pourtant minables, et que tu les vois minables.

 

Vois cette difficulté. Elle est liée à la création de l’objet énergétique, elle est liée à la création de l’objet émotionnel qui, je te rappelle, a comme base l’amour généreux, la volonté de participation de l’enfant au monde, de l’être au monde, et c’est donc la perversion de la première loi énergétique, qui utilise cet élan généreux, spontané, de l’être au monde, pour le manipuler dans le meilleur de lui-même.

 

Quand tu as compris ce mécanisme de création, tu peux mettre fin au regard de l’autre sur toi, tu n’en portes plus problème, tu fais ce que tu sais être juste… et même, si ce n’est pas juste, c’est toi qui le fais. Quitte à faire des erreurs, fais les tiennes et pas celles des autres, parce que cela sera enrichissant pour toi.

 

Mais tu ne seras plus manipulé par la reconnaissance de l’autre, tu ne seras plus manipulé par l’applaudissement que l’autre va faire par rapport à ton comportement…

… et c’est ainsi qu’en ne portant plus souci de la reconnaissance de l’autre sur toi, que tu vas découvrir que le problème essentiel, c’est la reconnaissance de toi par rapport à toi, c’est à dire l’image que tu as de toi.

 

Cette découverte va être magnifique, parce qu'enfin, tu constateras que tout se passe à l’intérieur de toi. Il est donc inutile d’aller faire reproche aux autres, reproche à l’extérieur et tu développeras naturellement un magnifique sens de l’humour par rapport à toi même, lorsque tu te verras conduit à agir d’une certaine manière, conduit à te faire reconnaître d’une certaine manière, et à te reconnaître toi-même par rapport à toi-même.

 

Alors si cet humour se développe généreusement, dans la gaieté, avec cette présence, tout est possible, tout devient possible pour toi, tu es dans la voie royale de l’auto-libération … c’est simple…

 

Et là, tu n’as plus peur des évènements de la vie, puisque chaque événement va t’apprendre quelque chose sur toi. Le yogi de la Voie Directe, le yogi de l’auto-libération, est heureux dans toute société, et se réjouit de toute action. Il n’est plus en fuite, il n’est plus peureux des évènements, puisque chaque évènement va faire une provocation sur tout son système de l’image et de la reconnaissance qu’il a de lui par rapport à lui-même. C’est donc l’extérieur qui va lui permettre de comprendre ce qui est en lui, et comme le coquillage qu’il a mis sur le manteau de sa cheminée, avant de le jeter, il le remerciera infiniment de cette présence.

 

C’est ainsi que se développe le plaisir spontané à être avec l’autre, puisque c'est le mouvement de l’autre et l’action que l’autre va avoir sur toi, qui va te permettre de comprendre comment tu fonctionnes par rapport à toi-même.

 

Mais pour arriver à cette situation d’humour, cet état d’humour par rapport à toi-même, tu dois d’abord regarder avec beaucoup d’attention l’action de l’extérieur sur toi, c’est à dire la reconnaissance que tu attends des autres, et cela va effectivement poser un problème de conflit, parce que si toi dans ta recherche, tu ne vas pas être en conflit avec les autres, les autres vont être en conflit avec toi, parce qu’ils ne vont plus te reconnaître, et ils diront « tu ne fais plus partie de nous » « tu ne fais plus partie de la famille ».

 

Regarde les choses tranquillement, sans juger, mais sache que l’auto-libération passe par la destruction complète du phénomène de la reconnaissance installée par l’homme, en conséquence immédiate de la première loi énergétique.

 

Donc tu ne peux progresser sans l’acceptation du conflit, c’est important, excessivement important, parce que dans ce conflit que l’autre aura vers toi, alors que toi, tu n’es pas en conflit avec lui, tu ne devras pas utiliser le système réactionnel de défense, d’agression habituel… autrement tu vas te retrouver dans tout l’ancien mécanisme de création de l’objet énergétique émotionnel.

Tu dois constater que les choses sont ainsi, et c’est là où l’état de la Présence est très, très importante, parce que tu as déjà perçu que cette Présence là conduit à un plaisir et un contentement, une joie intérieure, parce que cette Présence, c’est le mouvement à l’intérieur de l’homme du flux de la Dignité, du flux originel, et ce mouvement conduit à une joie spontanée.

 

Alors sans trop bien comprendre ce qui se passe, reste avec cette joie, reste avec cette constatation, ne cherche plus à être reconnue, ne participe plus à un environnement en fonction de sa reconnaissance, mais seulement en fonction de ce que tu trouves de ce qui est juste et bon de faire.

 

Tant pis si les autres applaudissent, ou critiquent, tu ne devras plus être attentif autant aux applaudissements qu’aux remerciements, puisque les deux sont liés toujours à la recherche de la reconnaissance. Tu feras les choses comme elles devront être faites, même si c’est imparfait, cela ne fait rien … parce que tu seras présente dans cette imperfection, et tu comprendras de proche en proche, tout le mécanisme.

 

La transformation émotionnelle, émotive à l’intérieur de toi, sera très rapide, mais ne te coupe jamais des autres, ne te retranche pas dans tes soi-disantes constatations, perceptions, reste dans le secret de ton cœur. Les autres ne peuvent pas comprendre ce qu’il est en train de se passer à l’intérieur de toi… reste au secret par rapport à ce qui se perçoit chez toi, et en toi.

…inutile d’aller discuter dans les cafés de ta nouvelle sadhana, de ta nouvelle méthode, etc… laisse tout cela s’étaler tranquillement, laisse tout cela dans l’oubli, vis dans le secret de ton cœur, mais libère-toi de cette reconnaissance des autres.

 

Et je dis bien, c’est relativement apparemment facile de se libérer de la critique des autres, mais c’est très difficile de se libérer de l’applaudissement des autres, et pourtant, l’un comme l’autre, sont les deux faces d’une même pièce, et tu ne peux pas effacer une face en gardant l’autre, c’est la totalité de la pièce que tu dois rejeter, et là c’est affaire de ta volonté… et pourquoi ta volonté va agir ?... parce que tu restes sincère et intime avec ta souffrance, avec ta béance initiale, originelle que tu n’as jamais cessé… de regarder, d’être avec…

 

Le danger va être à un moment donné, où cette souffrance pourrait être moins forte, cette notion de manque moins oppressante, parce que le manque n’est pas un trou, c’est pas un vide, c’est un poids … oui, tu sourcilles, tu ne comprends pas mais j’aurai l’occasion de revenir sur cela, le manque, l’absence, c’est du poids, alors fais très très attention, au moment où cette absence, ce poids va devenir plus supportable, parce que cela voudra dire que ton esprit qui est organisateur de l’Univers, est en train de se soucier beaucoup plus du moyen utilisé, du coquillage sur la cheminée, que de la finalité de ta libération, et c’est ainsi que beaucoup de chercheurs de vérité se font attraper, ils ne s’aperçoivent pas qu’ils sont en train de quitter cet alignement d’esprit fantastique, qui est axé sur leur libération complète pour commencer à être un organisateur, un amoureux du moyen qu’ils utilisent...

 

Tu vois, c’est comme cette barque qui t’a permis de traverser le fleuve, si tu es tombée amoureuse de cette barque-là, et bien, tu vas rester auprès d’elle, tu vas la repeindre, tu vas l’améliorer, tu vas parler aux autres de la manière de ramer, etc… et sans t’en rendre compte tu auras abandonné ton voyage...

 

Et qu’est-ce qui va faire que tu ne vas pas abandonner ton voyage ? Ce n’est pas ton esprit qui va « oui il faut que tu ailles, oui peut-être que la barque tu peux la laisser à quelqu’un d’autre », … « non »… !!!!, qu’est-ce qu’il va faire que tu vas continuer ton voyage ?... c’est lorsque ton regard va se porter sur cette immensité devant toi, tu vas avoir une envie fondamentale à marcher, à y aller… alors tu quitteras facilement la barque, tu quitteras facilement le nouveau rivage, … tu comprends ?

 

… ta sincérité doit être absolue au début, dès le début dans la premier pas. La liberté doit être dès le début dans le premier pas, faute de quoi elle ne sera jamais dans le dernier, parce que le danger de la progression et de la libération c’est qu’à un moment donné, la table a les angles arrondis, on ne vient plus trop se buter sur ses histoires et tout compte fait, on trouve cela relativement confortable, et on ne se rend pas compte que l’on devient animateur et organisateur de l’objet, mais qu’on a terminé le voyage, …

 

Mais si tu n’arrêtes pas le voyage, tu percevras nettement la manipulation de l’objet énergétique, de l’objet émotionnel sur la première loi énergétique, c'est-à-dire ton nourrissage, et c’est avec le rire, c’est avec la gaieté, que tu lanceras ce paquet à la mer, et que tu reviendras à l’objet tout simple, à « maman est malade »… donc qu’est-ce que je vais faire ?... et la peur quittera ton ventre, cette peur constante et souterraine qui est toujours là, avec chacun, la peur de tout, parce que tu seras enfin avec le fait réel, tu ne seras plus dans une construction mentale, tout à fait illusoire peut être, mais énergétiquement réelle.

 

Et là tu comprendras ce que certains peuvent te dire, en disant « oh vous savez tout est illusion, il ne faut pas y attacher »... Oui, c’est une illusion puisque c’est la création artificielle d’un objet énergétique émotionnel, mais l’objet est là, et cette douleur à l’intérieur de toi, cette souffrance, elle n’est pas irréelle, elle est là dans ton ventre, et donc il est parfaitement inutile de traiter par négligence l’objet émotionnel.

 

C’est une réalité construite par l’homme, et c’est cette réalité qui fait fonctionner le monde et qui te fait fonctionner toi, dans tout le système de la première loi énergétique, c'est-à-dire, ton nourrissage. Alors le seul moyen de se libérer, ce n’est pas de traiter cela par négligence, ce n’est pas de fuir le monde, et aller dans sa grotte d’ermite, c’est de re-démonter tout le système et de revenir au « fait » pour retrouver l’action normale du fait sur lui-même et sur le monde.

 

Mais très curieusement, on te dira, « oh mais « ma » petite ..., je trouve que tu deviens sèche, sans cœur »… parce que tu ne seras plus en train de pleurer avec les pleureurs, rire avec les rieurs… tu ne participeras plus à leur monde émotionnel, tu regarderas les choses telles qu’elles sont, sans jugement… tout simplement parce que c’est comme cela !!!!...

Mais pour eux tu seras sèche, ils ne percevront pas le petit lait, ce miel qui coule à ce moment-là à l’intérieur de toi, cette joie qui te remplit le cœur, les yeux et toutes les cellules de ton corps, cette joie de la Dignité, en mouvement, sans obstacle.

 

… et tu ne pourras pas leur en parler, tu ne pourras pas le dire, parce qu’ils seront dans leur système émotionnel, ils seront accrochés à leur reconnaissance émotionnelle, et si tu la touches, si tu la touches cette reconnaissance sans le vouloir, tu vas les transformer en adversaire fantastique. Si tu leur enlèves la reconnaissance, ils ne savent plus qui ils sont, et ils t’en voudront férocement.

 

Alors laisse-les faire, laisse-les agir et peut-être qu’un jour, une personne te voyant vivre, te voyant faire, pleine d’action et de tranquillité, en te hâtant lentement, se dira « cette femme-là, comment elle fonctionne ? , qu’est-ce qu’il l’a fait vivre ?,.. si opérationnelle dans le monde, si tranquille, si souriante, si calme, avec cette force colossale que l’on perçoit en elle, cette gaieté dans les yeux, et cette détente dans le ventre » … alors celui-là, lorsqu’il viendra vers toi, tu pourras l’enseigner, mais avant de l’enseigner, tu vérifieras bien… s’il est dans la douleur du manque... S’il n’est pas dans la douleur du manque, c’est seulement un curieux un peu plus sensitif que les autres, mais il abandonnera très, très vite la sincérité de la Voie Impartiale pour s’occuper des petits coquillages, et il croira que s’occuper des petits coquillages, c’est être dans la Voie. « NON »… la Voie n’arrête jamais, le mouvement est constant, et comme je vais te l’expliquer dans quelques jours, … la vie est un mouvement et c’est seulement l’homme, par son orgueil, qui la centralise.

 

Cet état de manque dans lequel tu es, cette souffrance est liée à la séparation originelle. Tout ton système énergétique, toutes tes mémoires, savent parfaitement que tu es autre chose que ce que tu vis, de ce que tu arrives à vivre, de ce que tu arrives à percevoir, et qu’il y a une terre sûre avec laquelle on peut communiquer, et qu’il y a la Suprême Confiance de la Vue.

 

Reste avec cette souffrance, reste avec ce manque, c’est ta sauvegarde, sois toujours très très intime avec elle. Ne l’active pas artificiellement, c’est inutile !, Reste intime avec elle, et ainsi tu vas devenir intime avec toi, parce que c’est la sincérité à cette attention à cette souffrance qui conduit au développement et à la mise en place de cette Présence, parce que cette Présence est déjà un élément en toi de ce flux de la Dignité, c’est un moyen d’action que la Dignité a laissé en l’homme, et je t’en parlerai un autre jour, mais pour l’instant, sois sincère avec ta béance, sois intime avec elle, ne fuis pas rien , ne te précipite en rien, laisse les événements se faire, la vie va arriver de toute manière, à t’amener les circonstances, les éléments qui vont te permettre d’être intime, de percevoir encore mieux cette intimité avec toi-même et la Création.

 

Donc laisse cette Présence se faire, et observe, plutôt regarde, puisque observer peut vouloir dire qu’il y a l’observateur d’un côté et l’observé de l’autre… regarde-toi dans les événements, regarde-toi agir, regarde-toi en train de te nourrir des autres et regarde-toi lorsque les autres se nourrissent de toi, et regarde ainsi tout le système émotionnel qui se met en place…

 

Et par cette attention extraordinaire aux événements de la vie, mais une attention qui est souple, relaxe, tu auras la possibilité physiquement de constater, cette présence de la reconnaissance et physiquement tu constateras que tu cherches toujours à être reconnue et que tout ce système de reconnaissance est celui qui conduit ta modalité d’action dans ton nourrissage. Si tu perçois bien la présence de cette volonté à être reconnue, alors si tu restes dans la détente, si tu restes dans la relaxe de ton regard, il va se développer un humour colossal de toi-même par rapport à toi-même.

 

Ne change rien aux choses. Les choses, les événements sont là pour t’apprendre, la libération se fait par la connaissance, il n’y a ni bien, ni mal, il y a action tout simplement avec toute la conduction de la cause et de l’effet qui se développe à partir de là … mais là, si tu veux te libérer de cette chaîne de cause à effet, de cette chaîne karmique, il faut que tu comprennes les causes qui conduisent aux effets actuels de tes actions,… tu comprends ? Il faut que tu comprennes cela, il faut que tu perçoives physiquement comment tu agis exclusivement avec des objets énergétiques illusoires, fabriqués tout simplement par le système émotionnel, par le système sensitif...

 

C’est difficile à expliquer, mais si tu vis cela avec beaucoup d’attention, tu percevras un bonheur dans ton corps, tu le percevras physiquement, car le bonheur est biologique, il n’est pas une manipulation mentale, et lorsque tu es dans ce regard qui est un mouvement du flux de la Dignité, il y aura cette joie… laisse-toi couler dans cette joie, continue à regarder …

 

J’insiste beaucoup, je le vois dans tes yeux. Je répète, je répète, mais tu crois avoir compris, tu crois avoir tout entendu, mais c’est très très important et tu verras que dans ton mouvement de la vie, tu oublieras facilement ce que je suis là en train de t’expliquer car très très vite, très très facilement, on finit par adorer le coquillage et on n’adore plus sa propre vie… et comme je ne sais pas si j’aurai l’occasion de te répéter encore, encore et encore, je le fais maintenant, maintenant, maintenant et encore car cela est l’alignement d’esprit unique qui te permet l’auto-libération.

 

Et si un jour, je te vois venir devant moi, les lèvres crispées, avec la mine triste, alors je cesserai de t’enseigner car je saurai que tu as perdu cette alignement de la gaieté, du relax, de la souplesse, que tu ne seras plus dans cet humour colossal qui te permet de comprendre comment tu agis pour être reconnue des autres et comment tu agis pour aussi être reconnue de toi par rapport à toi-même, pour être reconnue dans l’image que tu t’es construite de toi de proche en proche, ou plus exactement, que les autres ont aidé à construire …

 

Si, les autres, un jour, vont te dire « je ne te reconnais plus, ma fille », « je ne te reconnais plus, mon enfant », cela sera une souffrance pour toi… mais si c’est toi, un jour, ton petit esprit qui dira « mais je ne te reconnais plus, qui es-tu maintenant ? »… il y aura aussi un vide qui s’installera et à ce moment là, il y a la panique qui peut venir.

Elle sera organisée par l’esprit qui te dira « mais attention, tu vas vers des rivages incertains et tu ne sais pas jusqu’où cela va t’emmener… viens, je connais un bon petit « Maître », qui a du pouvoir, il va te remettre dans un espace beaucoup plus sécurisant…., à moins que cela soit toi qui arrête le mécanisme de réveil de ta Présence, en allant boire ta bière, en allant fumer ta cigarette…

 

Mais si tu restes vigilant, tu auras l’attention et la sensibilité suffisantes pour percevoir ce qui se passe en toi, pour percevoir ton mouvement de la vie, sur la vie et sur les autres… pour percevoir comment les autres agissent sur toi, parce qu’il faut une grande finesse, une grande attention, pour sentir tout cela, parce que ce n’est pas de l’ordre de la pensée, c’est de l’ordre de la constatation physique.

 

Mais si ton corps est en état de stress, si ton corps est rempli de fumée et d’alcool, alors il n’aura pas la possibilité de percevoir… tu resteras dans un drôle d’état, content et mi-content, insatisfait et mi-satisfait, et puis, de proche en proche, la vie s’établira, … et un jour, les messagers de la mort viendront vers toi, et te taperont sur l’épaule et te diront « voilà c’est temps pour toi !». C’est là où tu t’affoleras tout d’un coup devant cet événement, et tu crieras « mais attends, je n’ai pas encore commencé à faire ce que j’avais à faire ». Mais si, on a toujours le temps, on a toujours le temps, …

 

Reste donc dans cette Présence, relax, tranquille, et hâte-toi lentement, et surtout, ne te soustrais jamais à l’événement. Si un événement survient, c’est qu’il a une raison. Alors regarde ce que chaque événement va t’apprendre et comment tu agis pour être reconnue, soit par rapport aux autres, soit par rapport à toi-même.

Es-tu capable de mettre fin à cette volonté, ce sentiment, cette émotion de la reconnaissance ?  par rapport aux autres, tu diras oui facilement, mais par rapport à toi, par rapport à l’image que tu as construit de toi, ce sera très difficile….

 

Alors va… va au travail, le monde est ton terrain d’aventure !

 

……… à suivre…..

 

 

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