La Douceur

 

Sais-tu quelle est la différence entre le cercle externe et le cercle interne de la Connaissance ? C’est très simple. Pour le cercle externe c’est « non », pour l’interne, c’est « oui ».

 

Dans le cercle externe de la Connaissance il faut apprendre à dire « non » à ce qui n’est pas juste, à ce qu’on ressent injuste, négatif, destructeur … et pour pouvoir aider à ce « non », à ce refus à ce qui n’est pas juste, il y a la perception de sa Perfection Originelle, il y a son plan de vie … c'est-à-dire il y a tout simplement la recherche de l’activité noble … et c’est cette activité noble qui va conduire ensuite le mouvement de la vie de la personne, de toutes les aides qu’elle recevra sur cette terre et au-delà de cette terre, celles qui sont visibles et celles qui sont invisibles.

 

C’est cette activité noble qui va conduire doucement dans la Perfection Originelle par la pratique constante de sa Dignité Originelle.

 

Et c’est ainsi que dans le cercle externe de la connaissance on ne peut pas évoluer sans accepter le conflit.

 

Les autres vont être en conflit avec toi alors que tu ne l’es pas avec eux, mais ils ne le sauront pas. Dès que tu dépasses leurs limites de compréhension, dès que tu dépasses l’élasticité de leur système, de leur centre orgueilleux, alors tu es un adversaire, tu es un élément perturbateur, dangereux. Et ils vont chercher à briser, expulser ce danger, c'est-à-dire toi. Et ce n’est pas facile de savoir dire non. Parce que l’esprit, le flux de la jouissance est toujours à la recherche de la sécurité. Il est difficile de vivre dans l’insécurité.

 

Et puis un jour il se passe une chose étonnante à l’intérieur du corps et de l’esprit,

tout devient plus fluide, tout devient plus lumineux,

on n’est naturellement plus sensible ni à la critique ni aux applaudissements …

on n’est même plus sensible à sa propre notion du plan de vie, de la Dignité.

il y a quelque chose qui coule à l’intérieur,

qui ne peut plus être touché par la pensée, qui ne peut plus être touché par l’intelligence raisonnée …

même l’intelligence intuitive perçoit cela comme un nuage qui passe, comme un goût qui passe …

avec l’impossibilité la plus complète de l’arrêter, de le cataloguer, de le classer.

Il y a ce mouvement interne qui s’établit qui fait que, tout d’un coup, on devient entièrement indifférent à ce qui peut vous arriver.

 

Et ce n’est pas du renoncement. L’esprit ne peut pas intervenir dans cette décision, parce qu’il n’y a pas de décision. La décision est toujours du flux de la jouissance. Le flux de la Dignité ne jouit pas, il est toujours en mouvement … toujours en mouvement !… en continuelle création de l’événement et en destruction continuelle de l’événement…

Et un jour il y a cet « état d’être » qui s’établit où, quoi qui se passe, c’est bien. C’est juste et c’est heureux, énormément heureux, même si, extérieurement, cet événement est dangereux, il est critique, il est agressif … il y a un bonheur en dessous … il y a un bonheur qui gonfle, qui vit, qui emporte tout … qui fait que, quoi qu’il arrive, cela ne fait rien … tout est bien ainsi !

 

Et c’est lorsque ce mouvement s’installe naturellement dans le corps, après tellement de travail et d’attention sur le cercle externe de la Connaissance, sur la Noblesse de l’activité, qu’un moment on va tomber dans le cercle interne de la Connaissance. On tombe dans le cercle interne de la Connaissance … c’est une chute ! … ce n’est pas passer par une porte d’une pièce à une autre … il n’y a rien de linéaire … mais on tombe haut, on tombe haut, très haut. C’est une chute haut.

Car on ne peut pas tomber dans le cercle interne de la Connaissance sans la douceur. La douceur de tout. C’est impossible à trouver les mots : c’est la douceur de tout, ce n’est pas moelleux, ce n’est pas cotonneux, mais c’est le matelas doux du Vide, ce Vide qui anime tout, ce vide à partir duquel tout est créé.

 

Et là la terre ne brûle plus les pieds … c’est la douceur du mot, c’est la douceur du geste, c’est la douceur du « non », c’est la douceur du « oui », c’est la douceur, simplement la douceur. La vie alors est l’accompagnement à cette Douceur.


 

Et là tu comprends parfaitement comment on est en train d’échapper à la première loi énergétique fondamentale, celle du nourrissage par déplacement … on est là en train d’échapper à la séparation originelle qui a organisé cette première loi, cette dernière ayant institué les deux autres, celle de la création de l’objet émotionnel, énergétique, et celle de la pénétration par intérêt.

 

Là tu comprends, là tu peux te détendre maintenant. Laisse les larmes ruisseler, ne porte pas problème à ça … tu es en train de percevoir physiquement le mouvement qui s’installe à l’intérieur de toi, qui a toujours été là, avec lequel tu vis …

 

… mais que l’intelligence raisonnée et ceux qui veulent toujours faire monter à l’échelle sociale … te disait que tu étais un peu folle… Mais tu n’es pas folle, c’est le mouvement exact et juste, qui fait tomber dans le cercle interne de la Connaissance, et là tu es dans le cœur même du cercle interne. …

 

…. Et dans cette douceur du mot, du geste, du mouvement, il n’est plus question d’organisation, il n’est plus question de soi, il n’est plus question d’orgueil, il n’est même plus question d’accompagnement du mouvement … cela est comme ça ! … c’est ainsi ! … et cela est juste et bon ! … c’est ainsi que tout devient « simplement » …

 

Se défendre de quoi que ce soit semble dérisoire. Même quand cela effleure la pensée … regarde ce que je viens de te dire, regarde bien ce qui se passe à l’intérieur de ton corps et de ton cerveau tout de suite dès que je t’ai dit : de l’orgueil, de l’organisation … tu t’es sentie sortie de cette douceur parce que j’ai fait vibrer d’autres mots que les siens.

 

Et là tu perçois comment cette douceur est au-delà de toute cette organisation de l’univers, qu’elle est même au-delà de la désorganisation de l’univers … elle est le cœur-même, l’essence-même du cercle interne de la Connaissance, parce que cette Douceur, c’est le « oui ».

 

Oui c’est bien ainsi, on n’a même pas à dire : oui, je me remets entre tes mains … c’est encore de trop. Entre tes mains ?: il n’y a pas des mains … il n’y a pas de « je » … c’est ainsi !

 

Et c’est là où on est dans le fleuve en train de nager, percevant de part en part les écueils de la rive, parce qu’on vit toujours dans le monde du cercle externe, on vit toujours avec les autres, mais cette essence-là n’est plus touchée, quoi qu’il arrive … cette essence-là n’est plus touchée !

 

On peut tuer le corps, on ne tue jamais Cela. Et c’est seulement à partir de cette perception et de cet « état d’être » que l’on peut rentrer dans le grand art de la méditation, que l’on peut maîtriser ce grand art. Parce qu’ainsi la méditation est actionnée de l’intérieur, elle n’est plus un moyen pour de l’extérieur aller vers l’intérieur.

 

Et pourtant toi tu sais là que tu n’as pas besoin de méditer. Il n’y a plus besoin de moyens, il n’y a plus besoin de techniques. Mais comment vas-tu faire pour amener les autres à cela ? Doivent-ils passer par ta souffrance et tu sais bien que tu as une chance extraordinaire d’être encore en vie maintenant, même physiquement en vie, -je ne parle même pas de cette fraîcheur d’esprit-, que c’est extraordinaire que tu n’aies pas été cassée par les événements. Alors comment vas-tu faire, comment vont-ils faire, puisque lorsque tu es dans cette douceur, ce n’est même pas une envie de communiquer, la communication c’est comme une exigence. Tu ne peux pas faire autrement que de communiquer, parce que tout est en mouvement, et là tu perçois tellement pleinement qu’il n’y a aucune séparation entre toi et les autres, et en communiquant avec les autres, tu te rends compte que c’est tout simplement communiquer avec toi.

 

Alors comment vas-tu faire pour que « ce toi qui est en les autres », cet « état d’être », puisse prendre la place, puisse faire éclater la carapace de l’orgueil, la carapace et la glu du karma, de toutes ces relations de cause à effet que les individus ont constitué en eux et autour d’eux et qui sont comme des liens, de la colle, des vêtements étroits ? Comment vas-tu faire ? Doivent-ils attendre comme toi ? Et même s’ils attendaient et si même ils réussissaient quelque chose, auraient-ils la chance de rencontrer ou d’être amenés à quelqu’un qui va les délier complètement et les amener au cercle secret de la Connaissance, à se couler entièrement, même pas dans la volonté de Dieu, à se couler en Dieu ?

 

A être Lui, complètement, parce que c’est maintenant ce que tu es venue chercher là.


 

Si cette Présence t’amène ici, c’est pour deux raisons :

 

- c’est pour que soient imprimés dans ta mémoire humaine ces enseignements secrets, ces nouveaux enseignements secrets de la Voie Directe, compte tenu de la modification du système énergétique de l’homme depuis quelques décennies. Parce qu’il faut que cela soit imprimé à l’intérieur d’un cerveau humain, d’une mémoire humaine, et pas seulement au niveau des mots, mais au niveau de toute la substance … Que cet être humain, cet « état d’être » ait parfaitement compris, vibré à toutes les nuances, à tout le goût, à toute la saveur. …. Et que cette vibration soit une réactualisation de la Vérité pour l’humain car c’est le seul moyen que cela reste attaché à la mémoire de l’Homme pour qu’il retrouve le chemin de cette connaissance.

 

C’est cela qui est difficile : trouver des humains qui soient capables de goûter, de vibrer à cette saveur, à ce goût. Totalement, entièrement, afin que cette connaissance puisse rester dans l’ensemble de la connaissance de l’humanité. Et que l’humanité puisse y ré-accéder dans un corps vivant …dans un corps vivant !!! … et pas seulement une fois ayant quitté ce corps.

…. Et si tu es là, c’est pour ce don que tu fais à l’humanité, et c’est le don de ta souffrance, et de tes genoux égratignés à force d’être à genoux sur la terre, la terre brûlant tes pieds, et tes yeux regardant le soleil.

 

- Et puis ensuite si tu es là aussi, c’est que je vais te montrer comment lâcher les derniers liens, les dernières cordes qui s’accrochent à tes chevilles et que tu puisses rentrer complètement dans ta Dimension Originelle. Qu’il n’y ait plus rien attaché à toi qui soit de l’ordre de la séparation. Même si tu restes une femme qui pourra aussi s’accoupler avec un homme, mais cela n’a plus d’incidence, il n’y a plus de séparation, et le matelas du Doux sera le tapis … le matelas du Vide sera la Douceur …

 

Tu comprends, si tu restais ainsi dans le cercle interne de la Connaissance, sans tous les enseignements que je vais te donner, tu serais seule dans le vide. Ce vide sera toujours bon, mais tu seras seule. C’est seulement lorsque tu rentres dans le cercle secret de la Connaissance, que Dieu coule en toi et toi coule en Lui sans interruption, que là il n’y a plus aucune solitude, plus aucune.

 

… Et ainsi dans le cercle interne de la Connaissance tu maîtrises ce grand art de la méditation de l’intérieur et tu l’apprends aux autres, pour qu’ils puissent du cercle externe se rapprocher de plus en plus du cercle interne, pour qu’ils puissent avoir cette bénédiction en eux où tout se calme, où tout devient doux.

 

Tu ne peux pas faire plus pour eux, tu ne peux que les attirer petitement vers toi, modifier petitement afin que du cœur du cercle externe de la Connaissance, lorsqu’ils ont perçu toute la saveur et la Noblesse de leur activité, ils puissent commencer à toucher de la main le cercle externe du cercle interne de la Connaissance, puisque je te rappelle que chacun des cercles, externe, interne et secret ont eux-mêmes trois cercles à l’intérieur d’eux : externe, interne et secret. Et c’est grâce à cette relation que l’on peut glisser de l’un à l’autre si je puis m’exprimer ainsi, mais je dirais aussi que c’est à cause de cette relation des trois cercles installés à l’intérieur des trois cercles principaux, des trois cercles secondaires installés dans les trois cercles principaux, que beaucoup peuvent s’illusionner : du cercle interne du cercle externe de la Connaissance, ils commencent à toucher le cercle externe du cercle interne et ils se croient arrivés, ils se croient dans le cercle interne … ils peuvent même ainsi percevoir Dieu qui coule sur eux, mais ils n’ont pas touché cette douceur-là, et sans cette Douceur, sans ce « oui », sans ce « oui » sans condition, il est absolument impossible de tomber haut dans le cercle interne du cercle interne.

 

… Et ensuite aller dans le cercle secret du cercle interne. C’est impossible, et hélas c’est ce qui se passe si souvent : on continue à vouloir et à sentir Dieu couler sur soi, en restant dans son orgueil, sa prétention, la défense de soi, de ses limites, de ses espaces, de ses intérêts, et comme on a perçu quelque chose au-delà de l’ordinaire, on se croit fort et arrivé. Et tu vois comment est l’homme : l’aide qu’a donné la Création se retourne contre Elle, est retournée contre Elle par le flux de la jouissance, par l’orgueil, et quand Dieu donne les outils à l’homme pour venir vers lui, il ne peut pas empêcher que l’homme utilise ces outils pour aller LE blesser. Et c’est pour cela que cet enseignement sur la réalité et l’essence du cercle interne de la Connaissance est très rarement donné sur terre, et qu’à ce jour, je ne l’ai jamais donné. Tu vois dans la religion chrétienne dans laquelle tu as grandie, c’est le « oui » marial, le « oui » inconditionnel de Marie à son fils Jésus. Il importe peu de savoir si au niveau des faits historiques cela soit une réalité, mais c’est une exigence au niveau cosmique : sans ce « oui » inconditionnel, il n’y a pas l’accès à Dieu. Sans ce « oui », c’est comme si on était en train de regarder les belles choses dans un magasin de boulangerie, en restant à l’extérieur dans la rue, en regardant à travers la vitrine … on en percevra, les formes, les couleurs, les rayonnements … il y aura aussi l’odeur, la chaleur, mais on restera toujours dans la rue, le nez plus ou moins collé à la vitrine, les narines et les oreilles plus ou moins palpitantes … mais tant que tu es dans la rue, tu es toujours dans l’enveloppe de ta propre volonté, de ta possibilité d’entrer ou de sortir quand tu veux, ta possibilité de choix. Tant que tu es dans la rue tu es toujours dans le flux de la jouissance.

 

Et qu’est-ce que peuvent faire ceux qui sont dans la boulangerie ? C’est d’émettre suffisamment de couleurs, c’est d’émettre suffisamment d’odeurs, de lumière, de sons, pour attirer le badaud … qu’il vienne coller son visage à la vitre, qu’il vienne écraser son nez et ses oreilles, et c’est à cela que servent les techniques du grand art de la méditation … et celui qui est dans la boulangerie doit avoir une maîtrise parfaite de ce grand art, parce qu’il n’y a rien de général, tout est particulier, et pour chacun, il faudra savoir le manier différemment, avec plus ou moins de tranquillité, plus ou moins de subtilité ou de force, mais l’amener très près de la vitrine, très près de la lumière, des goûts et des odeurs, et de la chaleur, pour qu’un moment donné de lui-même, et ce n’est que de lui-même, il rentre !,

… mais dès qu’il sera rentré, il n’est plus lui-même… il y a spontanément un abandon total qui s’est installé … ce n’est pas un renoncement parce qu’il n’y a pas de volonté à renoncer, il n’y a pas de déplaisir ou de fuite … là c’est comme ça ! … on est heureux ainsi, on s’abandonne à ce qui est en train de se passer dans ce lieu, totalement, entièrement, parce qu’on ne peut plus faire autrement.

 

… Et encore en disant : « on ne peut plus faire autrement », c’est une erreur, parce qu’il n’y a pas de « on », pas de « autrement » … pas de volonté … il y a tout simplement un moment où « l’état d’être » est tel, après avoir erré dans la rue, après avoir cherché son chemin, après avoir tellement œuvré attentivement à la noblesse de son activité qu’on est collé à la vitrine, et qu’on ne peut pas faire autrement que de la traverser. Parce qu’il n’y a même plus de porte, la vitrine est fracturée. D’un coup on est tombé. Et on tombe haut, très haut. Et qu’est-ce qui va fracturer la vitrine ? Eh bien c’est la Douceur.

 

… Seulement la douceur … Lorsque dans un être il n’y a plus la moindre parcelle de volonté ou de désir d’agir par brutalité, d’agir par envie, que tout ça, c’est comme des lieux de dinosaures, des périodes antiques… Et c’est cette douceur qui fait tomber dans le Vide. Et ce Vide il est plein. Et ce Vide il est bon.

 

Alors toi qui es arrivée à fracturer presque cette vitrine, un peu coincée tout de même entre les deux, l’extérieur et l’intérieur, je vais t’apprendre comment lâcher les derniers liens, lâcher les dernières envies, les dernières prétentions de toi-même. Et je vais t’introduire à la maîtrise du grand art de la méditation dont tu te serviras pour toi, et qui sera aussi le moyen que tu utiliseras afin d’amener les autres le plus près possible de cette vitrine.

 

Mais il va falloir que tu m’accompagnes, il va falloir beaucoup marcher…

 

Alors tu vas m’accompagner et je t’enseignerai … et je te regarderai et je verrai bien jusqu’où cet « état d’être » qui est en toi va vibrer, va bouger, va bouger … toujours ! … à l’odeur et à la saveur de ce que je vais te montrer … et comment tout va bouger beaucoup sans que tu bouges rien du tout. Tu as déjà appris à faire ça avec l’extérieur, avec les autres : bouger sans bouger, bouger beaucoup sans rien bouger, tu as appris cela avec les autres, avec l’environnement extérieur, avec le cercle externe de la Connaissance, mais tu ne sais pas encore comment le pratiquer à l’intérieur de toi pour le cercle interne. Et c’est ainsi que nous allons travailler ensemble. Je ne sais pas dire si j’en suis heureux, un peu préoccupé ou inquiet … jusqu’où vas-tu aller ? … Parce que là, ce que je vais te donner c’est l’essence de mon cœur, et qu’est-ce que tu vas en faire ?

 

Je vais t’introduire au grand mouvement interne secret de l’Univers, mais dans la douceur, toujours dans la douceur.

 

 

********************************