Les aides aux autres

 

 

Nous allons aborder l'aide aux autres en utilisation directe des serpents du Tan Tien secret.

 

Je n'aurais jamais de cesse de répéter que tout cela ce n'est pas un jeu. Ce n'est ni un jeu d'ordre sociologique, culturel ni d'ordre physique, médicamenteux ou thérapeutique. C'est vrai qu'on peut utiliser les techniques de la Voie Directe pour améliorer sa connaissance de soi et la connaissance du monde.

Mais ce n'est pas la destination de cet Art du Comportement et de l’Action qu’est la Voie Directe. Nous ne sommes pas des professeurs, des conducteurs de conscience, des thérapeutes mêmes si au passage on peut avoir des lumières sur la conscience, sur l'intelligence et des possibilités d'intervention sur des maux physiques comme psychologiques.

Finalement, c'est comme les courants d'air de la voiture lorsqu'elle passe. L'objectif est de rencontrer la voiture, d'en ouvrir la porte et de la conduire.

 

Ce n'est vraiment pas un jeu mais, hélas, pour neuf personnes sur dix qui travaillent dans la Voie Directe, c'est ce genre de jeu qui a, comme seule destination, l'amélioration de leurs systèmes reptiliens, pour améliorer l'espace de séparation dans lequel ils sont, et mettre un peu de spiritualité dans toute leur matérialité de bazar. On veut améliorer son émotionnel mais on ne veut pas en arrêter avec le principe de fonctionnement de cet émotionnel.

Avec les techniques développées auparavant pour l'aide à soi-même, on peut s'amuser sur le plan de la respiration du cœur, sur la communication de la gorge, sur la lucidité de l'esprit, sur sa sexualité.

 

Mais lorsque tu rentres dans cette autre dimension d'aller aider les autres, la question se pose très nettement. Que va-t-on faire avec eux ? Quelle est la destination de la communication, de la rencontre ?

Il faut que les choses soient très claires. C'est une rencontre avec l'autre, avec cette dimension de la Dignité dont il fait partie et qui s'exprime aussi à l'intérieur de chacune de ses cellules.

 

Là, nous allons nous occuper très simplement de savoir quelle aide on peut donner aux autres. En fait, cette aide consiste à pouvoir introduire, à l'intérieur de lui, un de nos serpents sortis du Tan Tien secret pour que ce serpent puisse intervenir sur des points, des zones, des structures de l'autre alors même qu’il n'a pas la capacité d'agir directement sur lui.

 

Soit il n'en a pas du tout la capacité parce qu'il est trop jeune. L'objectif d'un enfant est de jouer, d'apprendre la vie en jouant. Celui d'un adolescent est d'apprendre sa relation avec les autres, sa puberté, sa communication sensuelle, sexuelle avec l'espace. Ce n'est pas s'asseoir sur un coussin et apprendre les techniques de la Voie Directe. Peut-être juste lui apprendre quelques techniques pour mieux contrôler son émotionnel. Il lui faut découvrir le monde. Et pour cela, il peut avoir besoin d’aide. C'est cette aide qui peut être amenée par ces techniques de la Voie Directe et du serpent. On peut communiquer sa force, son investigation, réguler, lui redonner un enthousiasme qu’il n'a pas, lorsqu'il n'a pas cette possibilité d'intervention directement sur lui.

On peut aussi intervenir avec le serpent qu'on introduit à l'intérieur du corps de l'autre lorsqu'il est malade, dans un état faible, relativement vieux aussi. En fait toutes les situations où il ne peut pas intervenir directement lui-même.

 

Alors la question devient : que va-t-on donner à l'autre? Quelle intention va-t-on communiquer? Ce n'est pas seulement une matière qui vient du Tan Tien secret ; c'est une orientation d'action, une mobilisation d'action. Que va-t-on mettre en mobilisation ? C'est essentiel.

Avant d'intervenir sur quelqu'un, il y a une préparation. C'est une grande intimité qui va s'installer entre deux êtres puisqu'il y a une partie de soi qu'on transmet à l'autre, une partie physique. Ce n'est pas seulement une communication de déplacement dans l'espace et de rencontre du corps énergétique de l'autre. Alors sois très précautionneux. Chacun a sa petite idée de la sorte d’aide qu'il peut amener aux autres mais se pose-t-il la question de savoir quelle est l'aide dont l'autre a réellement besoin, de quelle aide est-il demandeur?

 

Alors, avant de faire la technique du serpent qu'on introduit dans l'autre, je propose de faire deux fois la technique de la communication de la bulle énergétique du quatrième homme de bronze et d'aller voir l'autre. Etre bien certain que cette «opération chirurgicale» se justifie.

 

La technique est simple.

Tu as mis en place la pastille de vitalité.

D'abord, il faut bien enrichir le Tan Tien apparent. Tu fais sortir un, deux ou trois serpents du Tan Tien secret que tu amènes par la boucle dans le Tan Tien apparent.

Tu vas appeler la personne à aider. Là, c'est quelqu'un qui se déplace. Ce n'est pas toi. C'est l’originalité de cette pratique par rapport à l'homme de bronze numéro 3&4 où c'est ton corps énergétique qui se déplace dans l'espace. Là, tu as cette possibilité, par cet enrichissement de ton Tan Tien apparent, de faire venir l'autre, de le faire se déplacer. C’est donc un très grand pouvoir que tu as là.

 

Là, tu prends la décision, c'est toi qui agis. C'est toi le chirurgien car c'est une chirurgie énergétique. Avec la pastille de vitalité, tu fais venir un joli serpent, bien gras et épais du Tan Tien secret que tu amènes par la boucle et que tu fais rentrer dans l'axe maître de préférence par le périnée ou par la connexion avec le Tan Tien apparent. Tu le fais monter dans le canal central jusqu'au cœur, entre les deux seins. Tu ne le fais pas se diffuser dans ton cœur.

Tu lui tiens fermement la tête pour lui faire traverser ton sternum. C'est facile.

 

Tu sens la tête du serpent qui sort réellement de ton corps. L'autre personne est devant toi, très près. Tu laisses aller le serpent vers lui. La majorité du corps du serpent reste à l'intérieur de ton axe central. La sortie est par le point énergétique du cœur. La tête du serpent va frapper le même point chez l'autre, sur le sternum. Regarde comment fait la tête du serpent. Elle donne de petits coups sur le sternum : elle essaie de faire un trou dans l'os, dans le corps de l'autre pour pouvoir s'introduire dans le centre énergétique du cœur. C’est très précis et profondément intelligent.

 

Si tu sens que le serpent rencontre une difficulté à percer, tu peux faire venir un deuxième serpent par le même processus pour renforcer la puissance du premier. Les deux serpents se mélangent. Tu introduis la partie supérieure du serpent à l'intérieur de la personne. Vous êtes connectés tous les deux. Toute la partie inférieure du serpent reste en toi et la partie supérieure entre dans l'autre. Cette partie va travailler sur son système du cœur. Avec tout son enthousiasme à la vie, il va essayer de pénétrer, de déboucher. Il va faire dans l'espace du cœur de l'autre ce que ton serpent à toi a fait sur ton propre cœur. Sauf que le serpent était en totalité dans ton corps tandis que là, il est moitié-moitié. Vous êtes reliés ensemble. Vous avez une grande intimité tous les deux. Tu as une connaissance très intime de ce qui se passe en lui. Tu perçois sa satisfaction et sa souffrance, tu perçois ses difficultés. Il y a une très grande connexion émotionnelle et affective entre vous deux. Tu peux faire venir un troisième et un quatrième serpent pour renforcer tout ça. Tu fais un travail afin de redonner l'enthousiasme de vie à l'autre. Ce n'est pas pour lui apprendre des techniques comme un professeur, un instructeur, ce n'est pas lui parler comme si l'on était un maître qui fait rêver. C'est faire qu'il y ait cet enthousiasme, comme une matière, qui coule à l'intérieur de lui. Et si tu fais ça, c'est parce que cet enthousiasme ne coule plus bien et qu'il ne peut pas mettre en place lui-même ce mouvement. Alors, tu le fais pour lui. Tu essaies de débloquer ainsi le cœur, la roue du cœur.

Plus tard, quand le cœur est ouvert, tu peux continuer à aller vers la gorge, puis vers la tête. Tu peux aussi aller sur son foie et sa rate, tu peux aller sur ses parties sexuelles. En fait, tu peux faire sur lui, avec ton serpent, ce que toi tu peux faire sur toi. Ça demande une très grande maîtrise.

À la fin, il faut faire revenir le serpent à l'intérieur de toi, le faire rentrer. Ton intention suffit pour que le serpent se dégage de l'autre personne et revienne intégralement au niveau de ton corps à toi.

 

Fais très attention à cette opération car il est tout à fait possible que le serpent veuille glisser intégralement en l'autre. Si l'autre n'est pas préparé, il aura de gros problèmes car il aura en lui une puissance énergétique sans que ses circuits y soient accueillants. Donc, tu reprends ton serpent. Quand il est en toi, tu refermes le trou de ton cœur et tu ramènes le serpent dans ton ventre, dans ton Tan-Tien par l'axe central, selon le processus que tu connais déjà. Puis tu fais la boucle, paisible.

Cette paix en toi, tu peux la transmettre à l'autre par ton attention, par rayonnement car il est toujours en face de toi.

 

Lorsque ce sera fait, puisque tu lui as demandé de venir, tu lui demandes de partir, car il faut qu'il aille dans sa vie à lui. Tu le fais doucement, gentiment.

Vous vous séparez et tu restes tranquille. Il y a une très grande tranquillité comme après un travail bien accompli. On a fait ce que l'on avait à faire et c'est calme, serein.

 

Cela est la base de travail. Mais il y a d'autres variantes que tu peux faire, encore plus poussées.

Quand le serpent vous lie tous les deux, tu peux faire la boucle : tu fais la boucle dans ton dos pour toi et tu descends dans le dos de l'autre. Les fontanelles et les périnées se retrouvent liés naturellement et ainsi, tu mets en état sa boucle et tu lui communiques une puissance de toi qui est un accompagnement à la présence de ce serpent qui est aussi toi, à l'intérieur de lui. Regarde ce qui se passe à ce moment-là.

Progressivement, il y a un rapprochement des corps. C'est comme si l'autre venait s'asseoir sur toi, comme une femme vient s'asseoir sur un homme. Il y a une communication étroite qui s'installe. La boucle rapproche les corps physiques et les corps énergétiques. C'est très beau. Les deux cœurs sont reliés par le serpent et la boucle relie les corps énergétiques, les rapproche, ainsi que les corps physiques.

 

Tu commences peut-être à comprendre ce que peut être un accouplement. Ce qu'on appelle du tantrisme. Il y a une énorme intimité. Il ne s'agit pas d'être homme ou femme : on ne parle pas de sexualité. C’est d’être à être et c’est très beau. Tu peux lui apprendre et communiquer beaucoup de choses ainsi.

 

Pour cesser, tu arrêtes la boucle pour tous les deux. La distance se réinstalle, progressivement. Là, tu comprends peut-être physiquement certains commentaires que je t'ai donnés auparavant lorsque je parlais de l'époux et l'épouse. Cette préoccupation constante avec l'autre, c'est une boucle permanente avec l'autre même s'il est à des centaines de kilomètres.

La cessation de la boucle recrée la distance et tu rentres ton serpent quand tu veux. De la même manière que précédemment.

 

En variantes complémentaires, il est toujours possible de faire entrer la totalité de ton serpent en l'autre, c'est-à-dire qu'on abandonne son serpent. Mais il faut vraiment qu'il soit prêt à cette introduction. Il ne faut pas oublier la destination de cette technique qui est d'aider quelqu'un qui est en difficulté.

 

Si elle n'a pas ces difficultés, tu as d'autres moyens d'action et tant pis si ces autres moyens d'action seront sexuellement moins jouissifs pour toi. Comprends-tu ?

Le cerveau reptilien, le treillis, ne peut pas l'accepter car pour lui, il faut que ce soit toujours jouissif.

Tant pis si c'est moins jouissif pour toi que cette approche-là, mais c'est pour l'autre que tu travailles, c'est pour sa liberté. Ce n'est pas pour ta sensation. Il faut toujours se poser la question de savoir qui est destinataire. Tu peux faire cette pratique au motif que tu vas aider l'autre, mais dans la réalité, que voudrais-tu avoir? Cette communication très jouissive, cet accouplement très jouissif ? En définitif 9 fois sur 10, le destinataire final est ta jouissance à toi et c'est là où se situe la fragilité énorme de la structure tantrique. Quand je dis elle travaille pour elle au motif d'aimer et de travailler pour les autres. Il faut faire très attention à ça. Etre très rigoureux. Sans cette rigueur, il y aura un retour karmique considérable. De toute manière, tu ne peux pas faire de mal à l'autre si tu n'es pas rigoureux. C'est à toi que tu fais du mal.

Tu vois, là aussi, ce n'est pas une facilité et ce n'est pas un encouragement parce que quand tu es bien impliqué dans le système du treillis, que tu es bien impliqué dans la forme de la jouissance, ça ne te fait rien de te créer un système karmique plus aliénant, de te faire du mal car ce qui est le plus motivant, le véritable moteur de ton action est ta jouissance. Donc, tu jouis profondément et tant pis pour la note que tu vas payer. C'est comme ça que fonctionne le treillis. C'est dans ce jeu-là que peut se laisser entraîner très fort la structure tantrique. Il faut être vraiment très vigilant.

 

Ne perds jamais de vue la racine d'un mouvement, le pourquoi on fait démarrer

quelque chose

car après, dans l'agitation, tout apparaît normal, tout va de soi

et on part sur une pente savonneuse sans plus pouvoir se retenir.

 

 

 

 

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L’aide contre le Treillis.

 

Première approche selon le Bam

 

 

Quelle est l'aide que l'on peut amener à l’autre ?

L'être le plus parfait, éminemment du Ciel, quand il prend un corps récupère en même temps les mémoires de comportement mises en place par le treillis.

 

Il faut différencier la fabrication de l'entraînement.

 

Tu ne peux faire confiance qu’à cette Présence à l'intérieur de toi, cette Présence qui est une autre dimension de choix. Cette Présence qui, finalement, est l'Intelligence même de Dieu, de cette source, de la force de la création, à l'intérieur de chacune des particules constituant ton corps, ton esprit. Tu ne peux faire confiance qu’à « ça ». Toute l’aide que l'on peut te donner c’est de te donner les moyens de toucher la matière originelle. Ensuite, tu suis ou tu ne suis pas. C'est très clair. La Voie Directe est la voie de l'action parce que tu viens pour agir. La voie de l'action est le mouvement même, naturel, de cette Dignité-là. Je parle toujours de la Dignité en mouvement. Nous sommes dans un mouvement. Mais pour qu’il soit installé, il va bien falloir qu'il y ait la perception de cette Présence.

 

Qui perçoit ? C’est le cœur qui perçoit. On ne peut définir comme organe, mais comme un amour, une amplitude qui comprend le monde, qui a la possibilité de reconnaître ce qui est juste. Tant qu'il y a quelqu'un qui décide, c'est le même esprit que celui qui décide d'aller au bordel, en religion, en libération, celui qui veut diriger tout. Alors, tant qu'il y a un décideur tu es automatiquement dans l'entraînement du treillis.

 

Alors, qu'est-ce qui fait que la décision va être autre ?

 

Il y a un coeur, il y a une Présence. Il y a l'impulsion naturelle à suivre cela, à rentrer dans ce mouvement, à le vivre. C’est ça tout simplement.

Sauf que c'est profondément difficile de rentrer dans cette Présence, de l'accepter, de rentrer dans ce cœur, de l'accepter parce que de l'autre côté il y a toute une autre partie qui s'appelle le décideur qui analyse, archive. Il ne peut pas rentrer dans la perception de cet amour-là ni dans la perception de cette Présence, mais il a la possibilité d'être un observateur qui voit ce qui se passe. Dés que le contact avec cette Présence a cessé, ce contact matériel, comme une main qui touche un objet et qu'ensuite la main quitte l'objet, il intervient en disant qu'on pourrait peut-être parler de ce que tu as vu, qui se propose d'analyser et de disséquer, d'archiver...

Donc, il récupère. Il veut récupérer tout ce qui s'est installé pour augmenter son système de perception, d'archivage. Mais, tu as perdu la Présence. Tu as de nouveau perdu la perception physique de la matière. Et tu restes les mains vides, seulement avec l'articulation de la sensation et de la vision

Celui qui reste avec le cerveau raisonné, avec le décideur, reste automatiquement avec le treillis. Il peut seulement utiliser le développement de certains outils de compréhension issue de la Voie Directe pour améliorer ses propres performances. Mais, il ne lâche pas sa propre compréhension, il ne lâche pas son propre archivage.

C'est avec ce cerveau-là, ce décideur, qui organise sa propre vie que l'on veut toucher cette matière de réalité, qu'on veut toucher Dieu ! Ce n'est pas possible. C'est se contenter du courant d'air déplacé par la voiture en se faisant croire qu'on la pilote. Donc il n'y a pas de transformation durable. Il y a une sensation lorsque l'on fait les pratiques de la Voie Directe, il y a aussi une compréhension, mais il n'y a pas cette matière transformatrice. Et c'est un très gros problème avec ceux qu'on appelle des « anciens ». Ils ont un certain nombre d'années de travail mais ils ne se sont jamais engagés. Ils ont toujours voulu contrôler. Et on s'aperçoit qu'en fait il n'y a pas de modification sensible. Ils sont toujours dans l'argumentation de leurs propres sensations. Ils ne se lancent pas à l'eau. Ils se contentent du déplacement de l'air, ils se contentent de l'odeur de la nourriture.

 

En France, le « saint patron » des avocats et de la justice est saint Yves. C'est quelqu'un qui a été juge et avocat quelques siècles auparavant. Il avait une manière très précise de rendre la justice, en allant à l'essentiel. Par exemple un boulanger fait un procès à un mendiant parce que ce mendiant vient à l'extérieur de sa boulangerie, dans la rue, à côté de la fenêtre ouverte où le boulanger prépare le pain. Le boulanger fait un procès au mendiant au motif qu'il lui vole « l'odeur de son pain » et que donc il lui doit quelque chose. Alors, saint Yves prend une pièce de monnaie et la jette sur le sol. La pièce rebondit sur les pierres et fait du bruit. Il dit : « le son te paye. ». C'est exactement ça le treillis : se faire payer par l’odeur, se faire payer par le son. Ca peut complètement suffire à beaucoup. La majorité se contente du bruit de la pièce de monnaie ou de l'odeur du pain. D'autres veulent le pain, veulent la pièce de monnaie et ils réveillent leur intention, c'est-à-dire la partie qui ne se contente pas de l’odeur se réveille progressivement parce qu'il y a quelque chose qui les gène dans tout cela. Ils ne peuvent plus accepter cette règle du jeu.

 

La Voie Directe est une voie de l'action. Ce n'est pas du psy. Il ne faut pas confondre. Celui qui veut aborder la Voie Directe avec la mentalité du psy, c'est-à-dire comprendre que... percevoir que... ne va pas progresser parce qu'il ne prend pas la matière à bras le corps, il ne plonge pas complètement dans la piscine Il y en a plein ainsi qui vont dans l'enseignement de la Voie Directe avec cette mentalité. On les aide parce qu'on est plein de compassion pour eux, parce qu’ils souffrent… On perçoit bien comment tous les humains sont en difficulté puisque celui qui choisit est le même qui décide d'aller au bordel, en religion ou en libération. Lorsque l'on perçoit physiquement cela, c'est un choc énorme parce qu'on ne sait plus à qui, ni à quoi faire confiance. Et, donc, TOUT peut être une manipulation totale. Donc, essentiellement on ne peut rien faire de mieux que la perception consciente de cette Présence, qui va ensuite guider directement la personne, fournir les espaces de vie, les événements, l'enseignement, la formation et lui faire développer cette confiance dans le Ciel, en fait, cette confiance en lui-même puisqu'il a le Ciel, Dieu, dans son corps.

Tout va alors changer dans sa relation avec son corps. La personne va commencer à s'en occuper, à en prendre soin, à le tonifier au lieu de continuer ses abstinences, au lieu de continuer ses jeunes et toutes ces imbécillités qui sont des diminutions de tonicité en espérant que cette faiblesse va l’amener dans des perceptions extra sensorielles. C'est facile : ne prends plus d'alimentation en calcium, ne prends plus de fer, ne dors plus pendant quatre à cinq jours et tu auras des visions. Mais, c'est comme des éclairs dans la montagne, il n'y a rien de réel, tu t'es encore construit un mécanisme virtuel sur lequel tu vas établir, ensuite, une réalité de vie. Tu vas faire, alors, ton malheur. Là, on n'y peut rien. On te montre, on t’informe, on t'alimente. Et si tu veux aller par là tu dois prendre en charge ton propre karma. Et c'est ça la véritable compassion :

 

Laisser l'autre prendre en charge son véritable karma, cesser de le porter pour lui parce que toute structure se maintient tant que les avantages sont supérieurs aux inconvénients.

 

Alors, si on montre la beauté de la vie à quelqu'un et qu’il n'en veut pas, on le laisse augmenter son système d'inconvénients et il va se modifier. C'est tout. Ça c'est une véritable compassion. Mais ce n'est pas facile de laisser l'autre se laisser écraser par sa propre charge parce qu'on ne sait pas s'il aura encore le temps et suffisamment de force pour réagir afin de remonter à la surface ou s'il va être asphyxié au fond de l'eau.

On lui a donné des bouteilles d'oxygène et il n'en a pas voulu ! On ne peut plus rien faire !!!!

 

Après, c'est une question d'attention dans le mouvement, dans l'événement. J'espère que tu peux avoir la chance d'avoir, de manière épisodique ou longuement, quelqu'un à côté de toi qui peut attirer ton attention sur tous les mécanismes de réaction, d'action, des éléments qui sont là. Un maître de la Voie Directe est quelqu'un qui enseigne en voyage, qui prend chaque événement de la vie et qui te montre le développement qui s'installe, d'où ça vient, qu'est-ce que ça fait, où ça va.

 

 

Au-delà du Maître externe, il y a le Maître interne…

 

c’est cette Présence.