La Cape n° 1

 

La cape à quatre temps

 

 

La première des capes se construit avec l'état du deuxième homme de bronze.

 

C'est une pratique à quatre temps.

Tu envoies le Tan Tien pousser sur la partie gauche du sacrum avec l’expiration. Tu sentiras une chaleur, une pression, une présence. Tu la monteras dans ton dos, avec l'inspiration. Lorsqu'elle arrive aux épaules, elle va descendre sur la poitrine et tu l’accompagnes avec une expiration. Quand elle est de nouveau au ventre, tu relaxes en inspiration.

Tu recommences ainsi avec quatre temps pour l'opération suivante. Tu expires, tu appuies le Tan Tien sur le côté gauche du sacrum ; tu aspires cette force, cette énergie dans le dos ; tu l'expires par devant et tu relaxes à l'arrivée.

Au fur et à mesure de la succession des quatre temps, il y a un habit énergétique qui s'installe derrière et devant.

 

Maintenant, tu construis le côté droit de la même manière pour constituer de façon à peu près égale les deux habillages, les deux moitiés.

 

A la fin, pour tout harmoniser, le Tan Tien est poussé, en même temps, côté droit et côté gauche. Il y a, là, une merveille : le Tan Tien a la possibilité de se couper en deux ! Il se dédouble. Tu inspires dans le dos les deux côtés en même temps. Tu expires globalement devant et c'est ainsi que les deux côtés se réunissent et qu'on est véritablement habillé par un manteau, une cape.

 

Maintenant, on va habiller la tête, construire le capuchon. C'est simple. Quand l’énergie monte dans le dos, par l'inspiration, au lieu de la faire descendre devant comme précédemment, par ton intention tu l'en empêches. Tu prolonges l'inspire un peu plus loin et fais monter l’énergie dans la nuque et derrière la tête ; puis tu la descends avec l'expiration par devant, sur le visage. En d'autres termes, il faut une inspiration et une expiration plus longues. Donc, tu dois faire attention à ne pas aller jusqu'au bout de ton inspiration lorsque tu montes dans le dos. Il faut garder une marge. L'expiration se fait ensuite tout seule. Tu es toujours à quatre temps avec la relaxe à la fin.

 

 

Maintenant je te guide plus précisément.

 

1. Pour la première cape, je conseille toujours, car c’est une nouveauté pour les systèmes énergétiques, d’utiliser le quatrième temps pour prendre plusieurs respirations habituelles, le temps de récupérer ton souffle.

 

2. Après exécution du coté gauche, constate la différence énorme avec le droit Tu as un petit côté droit tout maigre, tandis que l’autre est bien habillé, bien enveloppé, bien protégé. Pour l'instant tu ne sais pas à quoi ça sert mais constate seulement que c'est une réalité.

 

3. Après exécution des deux côtés, prends le temps d'homogénéiser les deux côtés indépendamment. Tu continues un peu sur le côté droit s’il n'est pas au même niveau que le côté gauche. Après tu fais les deux côtés en même temps pour bien les réunir. Il y a une tranquillité qui s'installe naturellement dans la tête. Tu as drainé toutes tes mauvaises pensées. C’est confortable.

 

4. Ensuite tu fais le capuchon. C'est le même processus de poussée des deux côtés du Tan Tien sur les deux côtés du sacrum. Expire. Inspire dans le dos et quand ça arrive aux épaules tu prolonges l'inspire et tu fais monter sur la nuque et derrière la tête jusqu'à la fontanelle. Tu expires globalement devant, ça descend sur la face, le cou et ça reprend au niveau de la poitrine comme c'était avant. Expiration globale à la fin.

 

Il y a une très grande tranquillité et le stress disparaît. Il y a une paix, une tranquillité comme une absence d'agitation cérébrale. Il est même difficile de penser. En fait, tu as créé un état de chimie interne, un espace énergétique à l'intérieur de toi et la pensée ne fait pas partie de cet espace-là. C'est pour ça qu'elle ne peut pas bouger. Ce n'est pas son territoire. La beauté de la chose est que tout est une question d'espace. On a mis en place un espace, une chimie interne, dans lequel ne peut pas se développer certaines actions dites de la vie habituelle, de la vie dite normale, comme ce fonctionnement cérébral. Là, tu te rends compte que le fonctionnement cérébral a besoin d'un espace particulier pour agir, et qu'on peut créer aussi un espace où il n'a pas sa place parce qu'il n'existe même pas dedans !

 

5. Maintenant, tu cesses et restes tranquille dans cette détente, qui est le premier objectif de cette cape.

Mais tu perçois qu'au-delà de la détente il y a la création d'un état d’être, d'une chimie interne dans laquelle la pensée n'a plus sa place. C'est une constatation très importante. On sait qu'on a donc un moyen très pratique d’en arrêter avec elle lorsqu’elle s’auto-allume et s'auto-dynamise, et fait monter elle-même sa propre mayonnaise.

 

6. Alors, si tu regardes sous la cape, tu t'aperçois que tu as la possibilité de sentir, même de visualiser des organes majeurs qui sont à l'intérieur de ton corps : le cœur, le foie, la rate, les poumons. Tu as une perception très nette et une connaissance intuitive. Ça fait partie de la perception. Et en portant l'attention sur eux, tu peux exactement savoir, connaître, voir quel est leur état de fonctionnement. Tu le perçois par leur système de rayonnement énergétique. Tu perçois très bien ceux qui sont faibles, presque obscurs et ceux qui sont très lumineux. En fait, j'emploie des mots comme si tu voyais mais tu n'es pas obligé de voir : tu le sens, tu le comprends. Mais la conclusion de la perception est la même. Alors, si c'est la première fois que tu fais la cape, il n'est pas évident que tu perçoives tout ça, que tu sentes tout ça. Au bout de 3, 4 fois c'est très net.

 

Quand tu as plus de maîtrise, tu peux envoyer de l'énergie, par ton attention, sur l'organe qui ne va pas très bien. Tu te focalises sur lui et tu vas constater qu'il va se transformer.

 

Quand tu es tout seul, tu prends plus de temps. Là, je t’introduis à un mécanisme. Quand aussi, tu auras pris l'habitude, tu constateras que tu as la perception, le même regard, pour les organes majeurs de ton cerveau. Par ton attention, tu peux mettre en place l'harmonie.

 

7. Comme pour les autres pratiques, tu sors de cet état tranquillement par des petites ondulations du corps. Tu ne te lèves jamais brutalement comme un ressort de ton coussin ou de ta chaise pour courir tout de suite faire autre chose. Prends un peu de temps, même quelques secondes, à la fin de chaque pratique, pour faire un remerciement global à l'univers, plus exactement à tous ceux qui ont œuvré depuis des siècles, des millénaires, sur la terre pour découvrir quels étaient les moyens pratiques pour aider l'homme à se soustraire de la forêt karmique, qu'il a autour de lui, comment il peut devenir un peu maître de sa vie. C'est un remerciement à tous ceux, qui font que tu peux, maintenant, exister, percevoir cela et savoir ça. Ce petit remerciement c'est la moindre des choses. Au-delà de la pratique, il y a le flux énergétique qui a été constitué par tous ceux qui y ont porté attention, qui l’ont fabriqué et utilisé. Tu fais partie d'un grand mouvement et tu es en train de profiter du travail de beaucoup d'autres, de milliers d'autres. Alors, passe un petit temps pour dire merci.

 

8. Et maintenant, comme c'est souvent le soir que tu fais cette pratique, tu vas pouvoir aller t'endormir tranquillement. Si tu n'as pas mis de l'ordre dans ton système énergétique avant de t'endormir, il va tenter d’en mettre pendant ton sommeil et tu peux avoir un repos un peu chaotique, un peu difficile. Mets de l'ordre avant et tu auras un sommeil beaucoup plus reposant.

 

Voilà cette première cape toute simple qui fait déjà un très grand effet et qui augmente considérablement les décodeurs, les met en place, les rend plus sensibles etc. J'attirerai toujours ton attention sur la qualité et l'importance de tes décodeurs parce qu'ensuite la vie va tellement vite que si tu as la prétention de croire que tu vas pouvoir percevoir tout ce qui se passe à travers ton raisonnement, tes pensées, ton attention, ton intelligence, tu n'es pas sorti d'affaire. Si tu as cette prétention-là, tu vas te retrouver accidenté sur la route beaucoup plus fréquemment que tu ne le crois. Alors, il faut ces décodeurs-là, qui immédiatement te disent lorsque ça ne va pas. Les décodeurs sont quelque chose de magnifique. Ils ne te disent pas quand ça va bien, mais ils te disent que ça ne va pas. Et quand ça ne va pas, immédiatement tu dis « Stop, je lève le pied de l'accélérateur ». Eux fonctionnent plus rapidement que tout ce que tu peux envisager et contrôler avec ton cerveau raisonné et ton intelligence.

 

 

****************

 

Vue de dessus dessous

 

Première approche

 

 

Je vais te parler de ce que l'on appelle la vue de dessus et la vue de dessous. C'est comme un nuage qui cache le soleil. On peut l'attaquer ou le diluer par dessus ou par dessous.

 

Par-dessous, ça veut dire qu'on va l'appréhender par le côté émotionnel, par la « compréhension » de ce qui provoque le blocage. On serait comme l'ouvrier qui est caché du soleil. Alors, il prend un marteau, un burin et des petits outils, puis va essayer de faire des trous dans le mur pour laisser passer le soleil. C'est un travail qui demande de l'effort. C'est une méthode qui est constituée par le treillis car le nuage est constitué par lui. Il te propose des moyens de fractionner le nuage qu'il a lui-même constitué. Je te rappelle que la pensée est « géniale ». Elle te crée des problèmes et te dit en même temps qu’elle est la seule à pouvoir te les résoudre. Ainsi tu restes dans le même circuit au motif de ta « libération ».

 

La vue de dessus est de ne plus vouloir jouer ce jeu, cette maladie de l'effort car on sent qu'on est manipulé dans sa souffrance. Il s'agit d'aller voir par-dessus le nuage. On y arrive par l’ouverture de ses mémoires profondes. On voit le Ciel tel qu'il est, dans sa perfection originelle, ainsi que sa raison sur la Terre. De là, on perçoit tout le nuage qui masque le Ciel lorsque l'on est sur la Terre. Par cette compréhension, on va pouvoir faire rayonner cette force qu'on est sur ce nuage et le faire disparaître.

Cela n'est possible que par l’engagement qu'on a pris avec le Ciel parce que sa Force coule alors dans le corps. Dans chaque événement on va mettre en action cette vue de dessus et donc, on va être attentif à ce qui est beau dans l'événement et non plus être attentif à ce qui ne va pas. Chaque événement contient le pire comme le meilleur. C'est cette attention au meilleur qui va faire que l’être, par son attention et par l'intelligence qui est dans chacune de ses cellules, va faire éclater ce qui obscurcit sa compréhension dans l'événement. La beauté de l'événement éclate alors aux yeux dans la vie quotidienne.

Mais, ça ne peut fonctionner que par amour total. Le petit ou le gros nuage est une difficulté à sa relation avec soi, mais il donne aussi des avantages. Veut-on abandonner ses avantages?

 

Qui est capable de cela?

C'est très facile de parler. Mais je prends un petit exemple. Si tu es dans une situation où il y a quelqu'un qui se trouve en difficulté, ton élan est d'aller l’aider. Mais tu es, aussi, dans un environnement avec d'autres personnes qui ne vont peut-être pas apprécier l'aide que tu vas porter, peut-être parce que ce sera du racisme ou tout simplement que c'est une jolie fille et que ta femme va faire la jalouse. Ce qui serait juste et beau de faire, le fais-tu vraiment ? Ou te laisses-tu attraper par les regards autour de toi, par les systèmes émotionnels qui vont naître de ton action, par les critiques qui vont jaillir? Es-tu capable de faire ce qui est juste et beau sans t’occuper de l'émotionnel périphérique ? Ne te mens pas ! Regarde bien cela. Et cesse de rêver.

 

C'est tout simplement ainsi. C'est juste de faire ainsi. Es-tu capable de le faire ?

Souvent je dis : « Je fais ce que j'ai à faire et tant pis pour l'émotionnel périphérique » parce que l'émotionnel périphérique, il y en a toujours. Que tu ailles à droite ou à gauche, que tu fasses ou que tu ne fasses pas, il y a l'émotionnel périphérique. Eh bien, tant pis pour lui ! Je sais ce que j'ai à faire. Je le fais ! Mais es-tu capable de ça ? Tu ne peux pas en être capable par provocation de ton environnement. C’est par amour pour la perfection de ton geste que tu agis et l’émotionnel périphérique, tu es prêt à l'assumer.

 

La vue de dessus ne garde rien pour elle.

Je vais te prendre un exemple lors d'un repas. Lorsqu’on remplit les assiettes, on peut répartir l’ensemble du plat car la part est correcte ainsi. Mais certains, systématiquement, gardent une demi-part dans la casserole alors que ça aurait fait une toute petite cuillère de plus à chacun pour que tout soit net. Ne rien garder et tout donner.

Regarde bien comment quelqu'un sert à table, avec toujours un petit quelque chose, même insignifiant qui reste dans la casserole. Il a besoin de toujours garder quelque chose, qu'il y ait un reste quelque part. Sur le plan alimentaire ça ne se justifie pas : pourquoi ne pas tout donner ? Mais sur le plan de sa relation à la vie, sur toute sa structure énergétique c'est très important : avoir toujours quelque chose à garder, avoir quelque chose à archiver, avoir un petit fichier informatique quelque part qu'on pourra ressortir à un moment donné pour de nouveau avoir un peu de nourriture.

 

Alors, vois-tu, lorsque tu es quelqu'un comme moi, qui vois exactement tous les systèmes énergétiques et les mouvements qui s'installent dans le quotidien, on ne peut pas me raconter d'histoire. Mais je trouve ça bien dommage de laisser trois petites cuillères dans la casserole ou dans la poêle. Pourquoi ne pas tout servir en une seule fois pour tout libérer. Mais non, on ne veut pas que tout soit libéré. On veut toujours quelque chose pour s'y raccrocher, on veut toujours archiver quelque chose.

Ceux-là, n'auront jamais la vue de dessus. Ce n'est pas ainsi que ça fonctionne.

 

On a tout donné et le reste va s'organiser autour.

Il se révèle, quand tout est donné, que l'organisation de la vie se fait très bien autour de ce geste parfait. Au moment où on le fait, on n'en sait rien. On ne le fait même pas au motif que l'expérience a montré que tout s'organisait après. C'est ça la différence entre un être de première catégorie et un être de deuxième catégorie.

Celui de première catégorie se lance complètement. La vue de dessus est pour lui.

Celui de seconde catégorie discute avec lui même et les avantages à agir ainsi. La vue de dessus restera un rêve et une espérance vaine.

 

 

Ai-je réussi à mieux faire comprendre la vue du dessus et la vue du dessous ?