La Cape n° 2

 

La cape à deux temps.

 

 

Cette cape est très puissante dans son action et ses applications. Mais, elle nécessite la maîtrise du Tan Tien secret, la présence de l'enfant intérieur et, troisièmement, la flamme de la vie. Donc, elle n'est utilisable qu’au quatrième homme de bronze.

 

On la néglige souvent parce qu'on la prend comme une pratique intermédiaire. Mais elle est très importante car c’est la première fois dans ta vie que tu vas pouvoir percevoir en pleine conscience le système émotionnel intégré à ton organisme.

 

C'est la première fois que tu vas pouvoir entrer dans tes cavernes émotionnelles et rencontrer les forces essentielles, qui agissent sur toi. C’est un mécanisme d'utilisation de ton système énergétique pour profiter de son alimentation que tu développes en agissant et en réagissant d'une certaine manière.

 

Ainsi, c'est la première fois que tu peux entrer dans les cavernes de ton esprit. Ensuite tu peux remonter le temps de cette vie-là. Tu vas avoir l'aide de l'enfant intérieur à qui tu vas demander de t'amener aux périodes essentielles de ta vie. Quand tu auras bien perçu tout le mouvement et l'organisation de cette force, qui coule en toi et produit ses effets destructeurs, tu as la possibilité, avec la flamme, de détruire tout son système. Tu vas détruire les racines de l'arbre, la matière originelle, qui a été la première impulsion mise sur ton système énergétique, c'est-à-dire le codage. Lorsque tu as détruit les racines de l'arbre, tout l'arbre va disparaître très naturellement parce qu'il n'y a plus besoin de s'occuper du tronc et des grosses branches ni des branches moyennes, des petites et des brindilles. Tout ce que l'arbre a développé et construit à partir du codage initial, de l'impulsion initiale, sera détruit.

 

 

Cela te soustrait à un travail colossal : le travail du bûcheron ou du nettoyeur qui devra d'abord nettoyer les feuilles de l'arbre, les brindilles, couper les petites branches, élaguer les branches moyennes pour arriver, peut-être, un jour à la racine. Peut-être un jour à la racine… Mais regarde ce qui se passe dans la forêt lorsque l'on a coupé le tronc d'un arbre, même au ras du sol, il y a quelque chose qui continue à pousser, qui revient puisque les racines sont toujours là. En revanche, si ce sont les racines qui sont attaquées, le reste va s'en aller de lui-même, va se détruire lui-même. C'est ça l'action de la deuxième cape. C'est cette cape qui te permet d’entrer dans ton système énergétique et te donne la possibilité d'action et de rétro-action dans le temps. C'est très important et c’est anormalement négligé parce que peu de personnes se sont rendues compte quelle est véritablement l'importance de cette pratique.

 

Nous allons faire cette pratique ensemble.

 

1. On démarre avec le Tan Tien secret. Tu le mobilises selon la méthode habituelle. Tu fais diffuser son énergie de chaque côté du sacrum en envoyant le Tan Tien apparent percuter le sacrum comme une balle de tennis contre un mur. C'est la technique de la cape numéro un avec une percussion. Tu commences par le côté gauche jusqu'à ce que tu perçoives que le Tan Tien secret diffuse sur le côté gauche. Ça va assez vite.

Tu montes cette énergie en inspiration globale sur le côté gauche de ton dos, jusqu'à l'épaule. Tu la descends en expiration. Tu remontes en inspiration et tu redescends en expiration. C'est une cape à deux temps.

Même chose à droite. Tu continues ce mécanisme respiratoire : inspire : monter, expire : descendre sur le côté droit jusqu'à ce que tu aies un enveloppement énergétique à peu près similaire à celui du côté gauche. Ça va plus vite sur le deuxième côté car il a toujours un transfert d'énergie qui va d'un côté à l'autre.

Maintenant, tu fais les deux montées et les deux descentes en même temps, jusqu'à ce que tu homogénéises cette cape, qui est beaucoup plus forte, beaucoup plus tonique que la première.

 

Si tu manques de diffusion du Tan Tien secret, tu renvoies le Tan Tien apparent percuter de chaque côté du sacrum. Dans cette technique, le Tan Tien apparent a aussi la possibilité de se diviser en deux et de taper en même temps sur les deux côtés.

 

Quand tu te sens bien enveloppé, bien costaud, bien fort, tu fais la montée du dos jusqu'à la nuque, poursuis à l'arrière de la tête et descends sur l'avant. Ainsi, le capuchon se met en place. Donc, tu as une inspiration et expiration un peu plus longues.

 

C’est une cape beaucoup plus fine que la cape numéro un. Elle est moins ouatée, moins moelleuse, beaucoup plus tonique. Il y a un dynamisme dans cette cape et, en même temps, une importante régularisation de ton système mental. C'est d'ailleurs assez étonnant de constater la cohabitation de cette tranquillité mentale et de ce dynamisme énergétique. Tu sens comme une petite cuirasse autour de toi ou un habillage métallique. Là, tu prends ton temps et ton confort. Tu as une perception très nette de tes organes, autant ceux du corps que ceux du cerveau. Mais, ce n'est pas l'objectif ni la destination principale de cette cape. Donc, réserve cette destination particulière, sauf maladie grave, bien sûre, pour la cape numéro un.

 

2. Quand cette cape est bien installée, tu appelles ton enfant intérieur. Tu connais les techniques d'approche : tu peux faire tout simplement la demande et il vient ; tu peux aussi être près précis et rapide en faisant cette ondulation du corps comme un S qui part du bas et monte jusqu’à ta tête. Là, l'enfant intérieur est automatiquement devant toi, légèrement plus haut que tes yeux. Tu lui dis : viens. Il va s'installer sous la cape, automatiquement au niveau du coeur. Déjà, il sait ce que tu veux de lui : il est alerte et attentif. Tu lui demandes de t'amener dans le passé de cette vie-là, à un moment, que lui va décider, où il s'est passé un incident qui a produit un arbre émotionnel. A partir de ses racines s’est construit une structure, qui a induit une manière de conduire ta vie.

Il va t'amener vers ces priorités. Tu le laisses faire. C'est lui qui décide. Il connaît ton passé ; toi tu l'as oublié. Si tu ne l’as pas oublié, tu ne te rends pas compte comment certains faits ont produit une forme émotionnelle fantastique. Cet enfant intérieur peut t'amener à des faits apparemment anodins, que tu as complètement oubliés, et tu te rendras compte comment ils ont déployé une force et une mobilisation émotionnelle énorme à l'intérieur de toi. Donc, tu rentres véritablement dans ce qu'on appelle les cavernes de ton esprit. Tu le laisses faire et tu n'as pas peur. Tu peux pleurer, tu peux avoir beaucoup émotions mais tu restes sans crainte, sans peur. Pour la première fois de ta vie, tu peux aller directement, en pleine conscience, avec la totalité du corps, voir ce qui ne va pas en toi. Ce n'est plus de la sensation. Ce n'est pas du virtuel.

 

Alors, tu laisses l'émotion déborder. Reste dedans. Renforce ta cape. Projette le Tan Tien apparent sur les deux côtés de ton bassin pour que le Tan Tien secret diffuse encore plus, encore plus fort. Fais ta cape globale. Monte et descends. Monte et descends. Et alimente tout ça.

À l'intérieur de cette protection fantastique tu vas pouvoir, enfin, toucher certains de tes problèmes principaux, ceux qui importent maintenant. On est dans du présent, c'est-à-dire dans une possibilité d'action. Alors, physiquement ça fait mal, émotionnellement ça fait mal, psychologiquement ça fait mal. Mais va voir. Constate comment ce poison a coulé en toi, a perturbé et perverti complètement ta manière de faire et d'organiser ta vie. Vois comment tout ça a coulé dans tes veines et a produit ses effets. Mais ne fuis pas. Avant d'aller détruire et de décider la destruction, il faut que tu saches parfaitement ce que tu détruis et que tu comprennes enfin comment cela a conduit ton conditionnement. Que tu comprennes enfin que lorsque tu te sentais si libre, tu n'étais, en fait, qu'une petite feuille manipulée. Regarde ce avec quoi tu es. Et ça peut faire mal physiquement. Des blessures au coeur avant, des blessures sur le coeur arrière. À la gorge. Tous les centres énergétiques principaux vont en prendre un coup. Ça fait tellement longtemps qu'ils sont pollués par ça ! La dépollution est douloureuse. C'est comme un membre immobilisé pendant si longtemps !

 

 

3. Maintenant, il faut détruire cela, il faut détruire à la racine. Tu vas appeler la flamme. Tu vas faire une compression fantastique de ton Tan Tien apparent et il monte une flamme énorme à l'intérieur de toi. C'est l'effort de ta vie. Tu ne vas pas recommencer 25 fois l'opération ! Tu n'es pas là comme un petit minet, une petite minette, qui touche juste un peu du bout des doigts cet arbre, cette écorce en disant que peut-être un jour tu viendras avec une bonne hache, un bon feu. Non. La hache, la flamme, c’est maintenant. Tu forces et tu laisses brûler.

 

Tu t'aperçois que ça détruit l'arbre, ça détruit aussi les racines de l'arbre. Tu laisses brûler. Ce n'est pas confortable, tu vas peut-être pleurer, mais ça fait rien. Tu peux même crier. Aucun problème. C'est véritablement une opération chirurgicale. Ce sont les racines qu'on attaque. Après, les branches et les feuilles vont se détruire d'elles-mêmes par absence d'alimentation énergétique. Tu sentiras encore pendant un certain temps, voire longtemps, cette présence de cet arbre-là, mais en fait, tu sentiras sa présence absente. Comme lorsqu'un membre est coupé et qu'on le sent encore. Il a fait son empreinte. C'est comme lorsque tu fais une empreinte dans le sable, il n'y a plus le pied, il n'y a même plus de rayonnement du pied sur le sable mais l'empreinte reste un peu et on la voit et on la sent. Mais elle ne fait plus son action. Là, tu percevras que tu es libre dans ton mouvement. Sauf que tu auras toujours un peu l'impression que tu n'es pas complètement libéré parce que tu auras le sentiment d'une présence. Mais ce sera seulement la présence de l'empreinte. Et comme dans le sable ou la terre, cette empreinte disparaîtra progressivement puisque le sable va gonfler avec l’eau, comme la terre, et tout va disparaître. Tu laisses brûler.

 

En même temps, je te parle pour que tu ne portes pas une attention débordante sur tout ce qu’à produit cette force énergétique. On n'est pas là pour faire de l'archivage ou de la connaissance psy. On est là pour couper les forces perturbatrices à la racine. On n'est pas là pour faire un catalogue de toutes les opérations que cet arbre t'a amené à faire. En d'autres termes, on n'est pas là pour savoir jusqu'où tu as été manipulé, combien tu as été fortement malheureux etc. On est là pour faire en sorte que tu puisses, maintenant, être heureux et libre. Ne confonds pas la méthode psy et la Voie Directe. La Voie Directe est la liberté, même s'il y a beaucoup de choses qu'on n'a pas vraiment compris ni comment elles sont arrivées et tout ce qu'elles ont pu produire. On ne fait pas un catalogue.

Il faut être un très grand être du ciel pour faire un catalogue, une carte routière. Alors, ne perds pas ton temps à chercher ta carte routière. Ne tente pas de te faire expliquer par le mécanicien comment est fabriqué le moteur de ta voiture. Laisse le mécanicien faire la réparation et, toi, conduis ta voiture et fais ton voyage. C'est dans cette intention-là que tu travailles, là, et que tu pousses. C'est dans cette intention-là que je te parle beaucoup pour éviter que tout ton cerveau arrête le processus comme lorsqu'on arrête une voiture en disant : « Stop, il y a un joli lac par là, et je voudrais savoir comment cette fleur a poussé etc. etc. » On n'arrête pas la voiture, on continue. Tu pousses.

 

Tu comprends, c'est un acte de destruction. On n'est pas là pour prendre ces arbres, ces racines, ces fleurs, et les mettre dans un musée ou sous vitrine pour les examiner plus tard ou pour les faire admirer. On est là pour détruire les racines.

 

Autrement dit, on est en train de détruire des tambours à l'intérieur de toi et certaines vibrations ne vont plus pouvoir percuter ni créer leurs sons. Tu peux prendre les explications et la forme visuelle, affective, que tu veux. De toute manière, quelle que soit la forme d'explication, ce n'est pas entièrement juste parce qu'une explication est toujours linéaire, horizontale, à plat. Tout ce qui se passe là est d'ordre spatial. C'est dans toutes les directions. Ça vient du dessous, du dessus, d'un côté, d'ailleurs, de dedans, etc. On est en train de détruire les racines d’une construction spatiale, qui t'a enfermé dans une forme de mécanisme émotionnel, qui a enfermé ton système énergétique.

 

 

4. Tu cesses. Tu laisses la flamme reprendre une dimension moins vigoureuse, reprendre sa place dans ton ventre, dans ton coeur, et ton corps. Tu laisses l'enfant intérieur se reposer aussi sur ton cœur. Tu relaxes.

Il y a quelque chose de très fort qui a changé à l'intérieur de toi. Il y a de la lumière, de la gaieté. Il y a aussi de la fatigue. Tu ne sais pas trop ce que tu as fait, tu ne sais pas trop ce que ça va produire dans le futur, dans ta vie de tous les jours, mais là, tu sais que tu as fait quelque chose. Tu laisses l'événement t'indiquer comment la transformation s'est faite car tu vas être étonné de la façon dont ton attitude est différente avec l'événement. Tu constateras tout simplement.

 

Ce travail n'est pas à faire tous les jours parce que c'est profondément fatigant. Je pourrais dire que tu peux faire une cure de quatre jours sur un même réseau énergétique. C'est ton enfant intérieur, qui décide. Mais après, tu prends au moins trois semaines de tranquillité.

Tu peux faire régulièrement la deuxième cape seulement pour la protection, la tranquillité, la régularisation de ton système énergétique. Limite son application à remonter le temps pour aller dans les cavernes de l'esprit à des périodes courtes, mais intenses.

 

5. Là aussi, tu termines en remerciant toutes ces forces, tous ceux qui t’ont aidé à comprendre, percevoir, tenir, sentir cette pratique. Tu remercies, bien sur, ton enfant intérieur. Tu remercies aussi tous les êtres de l'univers qui t’ont permis de percevoir ta flamme et qui t’aident à la renforcer en permanence.

Quand tu fais ce travail-là le soir, car cette cape est très fatigante, il est bon d'alterner en pratique du matin le quatrième homme de bronze avec le transfert dans l'espace et l'envoi de toute ta générosité, de ton savoir, aux autres êtres de l'espace. Ainsi tu profites de leurs remerciements et ça vient continuellement augmenter la puissance de ta flamme, que tu peux utiliser le soir. Fais attention quand tu fais cette alternance des deux pratiques car si tu fais la pratique d'envoi dans l'espace de toute ta générosité et de ta connaissance aux autres, c'est principalement pour les autres. C'est l'intention principale sachant bien que le retour te servira, exactement comme lorsque tu fais un travail tu sais que tu seras payé et aussi que tu as besoin de cet argent. Mais il n'y a aucune générosité et aucun retour si le travail n'est pas bien fait, c'est-à-dire si l'intention, qui porte le travail n'est pas là. Donc, c'est l'intention d'aider vraiment les autres qui compte en premier, sachant bien que tu vas recevoir un paiement pour ça et que tu en as besoin. En toute franchise. Ne fais pas le faux modeste. Ne tombe pas dans ce péché de fausse modestie qui dit que : « Je ne fais ça que pour les autres, le retour ne m'intéresse pas. Ça vient comme ça veut et on me donne ce que l'on veut ! » Non. Sois dans la réalité des choses. Tu fais un travail excessivement puissant pour les autres êtres de l'univers, tu mets tout ton coeur pour eux car au fur et à mesure de tout ce que tu peux faire, tu finis par les aimer toujours un peu plus. Mais le retour est aussi normal et il fait partie de la règle du jeu. Sois net et clair avec tout ça. Ce n'est pas être un homme d'affaires. Ne fais pas le faux jeton. C'est en pleine conscience que le don de toi est accompli, et en pleine conscience tu récupères aussi le fruit du travail. Tu dois être celui qui fait la course, mais qui accepte aussi de recevoir la médaille. Ce n'est pas facile parce que tu es dans un système social, qui veut toujours que tu lui abandonnes le fruit de ton activité au motif d'une forme de grandeur d'âme.

La médaille est pour toi. Tu en as besoin pour augmenter ta connaissance de toi et ton espace de circulation. Tu en as besoin pour aller dans les cavernes de ton esprit et voir ce qui est en train de te manipuler là-dedans. C'est en pleine conscience que tu fais la pratique de cet homme de bronze et de ce transfert dans l'espace. C'est en pleine conscience que tu peux expliquer aux autres, ceux à qui tu transmets quelque chose, que tu as aussi besoin de leur affection et de leur aide pour un énorme travail et que tes forces seules ne sont pas suffisantes. Donc, tu rentres dans un mécanisme naturel d'humilité. Ose dire : « J'ai aussi besoin de vous ». Sois franc. Sois toujours honnête. Ne sois jamais un faux jeton qui dit qu’il fait quelque chose mais que la récompense ne l'intéresse pas, tout en regardant très bien ce qu'on est en train de mettre dans son écuelle, comme les soi-disant mendiants aveugles qui tendent leurs casquettes et qui regardent ce que tu mets dedans. Sois très franc, très ferme. Tu es au travail. On n'est pas en train de jouer à ce petit jeu malsain, complètement virtuel : aimons-nous les uns les autres, donnons sans compter et ça ne fait rien si on reçoit quelque chose ou pas. Sois clair. Là, tu as vraiment besoin de clarté. Tu as vraiment besoin d'aide, tu as vraiment besoin d'une flamme fantastique. Si tu es un débutant, tu n'as pas encore une perception suffisante pour la beauté de la vie, tu n'as pas encore une triangulation suffisante avec le ciel parce que le ciel ne te reconnaît pas encore vraiment comme son fils ou sa fille parce que tu es toujours en train de ramper dans toutes tes résistances plus ou moins malsaines. Ce que tu es en train de faire, avec cette deuxième cape, est d'aller franchement dans la caverne de ton esprit pour aller voir tout ce qui rampe là-dedans et tout ce qui est malsain. Pour ça, il faut de la nourriture et n’hésite pas à demander, s'il te plaît. Sois très clair.

 

Dans mes multiples enseignements avec des gens très différents, j’ai été amené à présenter beaucoup de variantes. Il ne faut pas s'attacher à certains détails. Comme par exemple, pour la cape numéro deux, on peut aussi utiliser le Tan Tien apparent, qui percute directement le Tan Tien secret, soit par une pression constante, soit comme une balle de tennis contre un mur. Finalement les enseignements ont toujours été liés à la qualité de maîtrise de mes interlocuteurs. Alors, plus tu vas maîtriser ton Tan Tien secret, plus tu peux aller vers le chaud, c'est-à-dire le danger parce que le danger, la force vraiment énorme est le Tan Tien secret. Et, je fais toujours attention à ce que l'on ne fasse pas une émission d'énergie du Tan Tien secret qu'on ne pourrait pas maîtriser. Donc, dans les moyens que je propose, je suis souvent très en dessous des possibilités de fonctionnement complet du Tan Tien secret. Plus tu maîtrises une pratique, plus tu peux aller dans une manipulation plus forte, plus intime, plus directe du Tan Tien secret. Pour la cape numéro deux, c'est vrai que tu pouvais aussi percuter directement sur le Tan Tien secret avec l'intention de diffuser l'énergie côté gauche ou droit. Et c'était très simple à faire. Il suffit d'abord que tu lances le Tan Tien apparent contre le côté gauche du sacrum, tu indiques que c'est là où tu veux que ça arrive, c'est par là que tu veux que ça diffuse. Ensuite, tu travailles directement sur le Tan Tien secret, qui va diffuser à l'endroit où tu as voulu que ce le soit.

D'une manière générale, toutes les pratiques que je formule sont toutes légèrement transformables en fonction des interlocuteurs et de leur maîtrise dans la manipulation du Tan Tien secret. Pour moi, le terme manipulation n'est pas du tout péjoratif. Ça veut dire toucher avec la main, savoir pétrir avec la main, jouer avec la main. C'est ça être maître de quelque chose.

 

 

 

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La force à se faire du mal

 

 

Il existe à l'intérieur de ton système énergétique une structure très particulière qui se nourrit de la souffrance. C'est ce qu'on appelle la force à se faire du mal. C'est une structure liée directement au treillis qui a comme intérêt de te faire dynamiser l'énergie EN VIOLENCE afin de récupérer le fruit de cette dynamisation.

 

Il y a toujours un propriétaire du moyen et c’est comme s’il avait un brevet de découverte de son invention. À chaque fois qu'on utilise cette invention, on doit un peu d'argent à celui qui l’a inventée. C'est le même processus sauf que ce n'est pas un peu d'argent qu'on doit, c'est la totalité de SON système énergétique qu'on lui doit. Lorsque l'on entre dans la compréhension du Ciel, on constate que l'origine même de toute chose est la douceur. Seule la douceur lave de la souffrance. Mais cette souffrance est venue par ce système de séparation, qu'on va appeler le treillis, qui fait son petit jeu personnel MAIS qui manque de force parce qu’il n'est pas relié au générateur d'énergie.

Alors il faut que les personnes utilisent SES moyens pour qu’il récupère l'énergie développée par le mouvement. Si on utilise les moyens de la dignité, de la douceur, de la gentillesse, de l'amour, c'est le Ciel qui va récupérer la totalité de la dynamisation de l'action. Ca ne fera pas le bénéfice ni l'intérêt de cette structure séparatrice du treillis. Alors, le treillis a mis en place des moyens personnels pour amener la personne à le nourrir. C'est lui qui a constitué cette structure, ce mécanisme énergétique du plaisir à se faire du mal, à l'intérieur de la structure énergétique générale.

 

Comme exemple, on va prendre une technique de préparation spirituelle qui fait très mal : la technique de zazen. Il y a beaucoup d'anciens qui utilisent des médicaments analgésiques avant la pratique pour pouvoir rester en position. On constate qu'il y a une dynamisation énergétique très importante. Il y a beaucoup de choses qui se passent à l'intérieur du corps. Effectivement, on est en train de dynamiser de l'énergie. C'est une réalité.

 

La souffrance a la capacité de dynamiser l'énergie au même titre que la douceur et la bonté.

 

Si tu regardes bien tous les systèmes religieux, tu constates qu'on s’y base sur la souffrance comme dynamisation. La pénitence des moines, la tenue de position très difficile...Idem dans des techniques d'arts martiaux à « caractère » spirituel où on tient la position pendant trois quarts d'heure sans bouger. Effectivement, il se passe quelque chose.

 

C'est très simple, prenez n'importe quelle personne et mettez-la la tête contre un mur, les mains derrière le dos, pendant une demi-heure. Il va éclater un émotionnel fantastique par rapport à tout ce qu’elle a subi. Si en plus vous lui mettez un bonnet d'âne ou un chapeau un peu ridicule, ça va encore augmenter la pression. Si vous voulez encore ajouter quelque chose, vous lui faites baisser le pantalon sur les genoux lui mettant les fesses à l'air. Si vous voulez encore ajouter vous pouvez laisser des gens passer derrière elle se moquer. De çà, il va sortir quelque chose. C'est clair.

 

Après, où te conduit ce quelque chose ? Où cette énergie te conduira ? Tu sais que pendant ton enfance tu as perçu ceci ou cela, que tu comprends enfin pourquoi tu as été imprimé et orienté, que tu as des heurts dans ta vie à cause de ceci ou cela. Mais une fois que tu as toute cette connaissance es-tu plus heureux ? Tu sais pourquoi tu es malheureux, c'est tout. Mais tu n'es pas plus heureux parce que tu n'as pas touché la matière de la vie.

Il y a tout un système analytique, un système raisonné qui a enclenché et engrangé dans ses mémoires des millénaires de souffrance comme moyen d'arriver à Dieu. Maintenant, que je peux proposer un moyen sans souffrance, ce n'est pas « intéressant ». On est moins attiré par ce mécanisme-là, qui libère véritablement, et qui est de la dimension de la douceur, de la gentillesse et de souplesse. Si je disais que maintenant il va falloir vous crucifier pendant 30 minutes chaque jour, vous mettre les pieds en l'air, etc. ou toute autre situation difficile sera automatiquement réceptionnée et acceptée par le cerveau reptilien. Il rentre une forme d'esthétisme et de reconnaissance collective à pratiquer de cette manière. On se reconnaît très facilement dans ce qu'on peut appeler les abstinences, les pénitences. Il y a une facilité à se reconnaître mutuellement dans l'ordre de la mutilation alors que c'est beaucoup plus difficile pour le cerveau reptilien et le cerveau analytique de pouvoir se reconnaître en terme de douceur, de gentillesse, de détente, interne autant qu'externe.

 

Cette force à se faire du mal est très vicieuse, très perverse. Il faut aller très profondément dans l'esprit de la personne et lui ouvrir la mémoire collective pour qu'elle se rende compte, directement, de la perversité de cette structure qui est à l'intérieur d'elle et qui l'a conduit, toujours, à faire spontanément quelque chose de difficile pour elle. Elle va être intéressée et captivée par tous ceux qui présentent l'effort comme base même de l'élévation spirituelle. Je pourrais revenir très souvent sur la multitude d'applications de cette force à se faire du mal, ce plaisir à se faire du mal. Plus la personne va avancer dans le système spirituel en cristallisation, c'est-à-dire va avoir abandonné son esprit d'enfant, moins elle a un esprit neuf et frais de découverte, d'instant en instant.

Fais très attention. Ne perds pas ton esprit d'enfant, ne perds pas ta fraîcheur d'esprit. Ne perds pas ce regard à l'événement, cette feuille qui est soumise au vent car le vent n'est jamais le même, la feuille n'est jamais la même. Ne perds pas de vue que la femme, l’homme qui arrive chez toi le soir n'est pas le même que celui qui est parti le matin. Redécouvre-le à chaque instant. Peux-tu avoir cet esprit neuf, clair sur chaque situation, sur chaque événement, sur chaque rencontre ?

Alors, tu ne tomberas jamais dans cette force à se faire du mal parce qu'il y aura du bonheur à être attentif à l'autre et à découvrir l'événement toujours nouveau. Même si tu ne te rends pas compte d'où vient ce bonheur, tu perçois quand même qu'il est dans le cœur. Il y a une gentillesse à toi-même, à l'événement. Il est une forme d'attention, d'intelligence. Il y a cette présence.

 

Comme tu as goûté cette matière de la gentillesse et du bonheur, quand cette matière s'en va, tu te rends compte. Quand tu te rends compte qu'elle s'en va parce que tu es entré dans une maladie de l'effort et de souffrance alors TU N’Y VA PLUS ! Tu as alors cette tranquillité de cœur et cette possibilité de savoir dire « non ». Tu as la possibilité de toucher la matière qui t’intéresse et pour laquelle tu te passionnes. Cette attitude à se faire du mal ne va plus se mettre en fonctionnement. Mais c'est une attirance énorme pour tout le cerveau raisonné d'aller là-dedans car le cerveau raisonné croit la maîtriser très bien alors qu'il est maîtrisé par cette structure. Il croit maîtriser le mensonge à la vie parce que ce mensonge réduit l'espace, et l'espace réduit est plus gérable et manipulable. Il croit bien ordonner son espace alors qu'en fait, il est maîtrisé par l'espace lui-même. Il croit maîtriser le mensonge mais c'est le mensonge qui le maîtrise. Le mensonge est la parole directe du treillis.

 

Fais attention à ça.